Au cinéma, on parle de "blockbuster" pour ces films à grand spectacle, ces films qui coûtent très cher, mais qui rapportent gros. Mais le terme "blockbuster", on l'utilise aussi dans le secteur de la pharmacie. Le terme désigne les médicaments qui se vendent par millions, à travers le monde. Antipsychotiques, anti-ulcéreux, antithrombotique, produit contre l'ashme. Mais le best-seller des best-sellers, c'est un médicament contre le cholestérol, le Lipitor. C'est le médicament le plus vendu de tous les temps: presque 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires encore, l'an dernier. Mais, voilà, ce matin, les Echos nous rappelle, opportunément, que c'est la semaine prochaine -le 30 novembre, exactement- que le Brevet du Lipitor tombera dans le domaine public, aux Etats-Unis. En France, ce sera en mai 2012. Pour le labo qui le commercialise, l'Américain Pfizer, ce sera, évidemment, un choc: le Lipitor représente, aujourd'hui, 15% de ses ventes. Mais il va, maintenant, être très, très vite "génériqué" comme on dit dans la pharmacie. Concurrencé par des versions génériques, bien moins chères. Certains analystes anticipent des ventes ramenées à zéro dès la fin de l'année prochaine! Alors évidemment Pfizer, depuis plusieurs mois, se prépare à faire face à cette échéance. D'abord, méchamment, en taillant dans ses coûts et l'emploi: on l'a vu en France. Ensuite, en tentant de calmer ses actionnaires: le groupe a lancé un vaste plan de rachat de ses propres actions: 8 milliards pour soutenir le cours de bourse. Et puis, Pfizer a aussi décidé de baisser le prix de son Lipitor, de 30%, pour garder ce qui peut être sauvé de parts de marché. Il a signé, également, des Accords avec les spécialistes du médicament générique, pour ralentir autant que possible le processus. Et enfin, Pfizer poursuit sa recherche pour trouver un nouveau médicament. Le Lipitor fait baisser le taux du "mauvais" cholestérol. Tous les Labos se battent maintenant pour sortir le médicament qui fera monter le "bon" cholestérol. C'est ça l'avenir, dit-on Tous, sont à la recherche, du prochain "blockbuster".

Dégradation. François Baroin veut dégrader Standard & Poor's. Le ministre de l'Economie a réclamé, hier, des "sanctions adaptées" contre l'agence de notation, qui a annoncé, par erreur il y a 15 jours, la fin de triple A français. Pour François Baroin, il ne s'agit pas d'une simple "boulette" (c'est le terme qu'il a utilisé). Il demande à l'Autorité des Marchés Financiers, qui a ouvert une enquête, d'évaluer les sanctions à venir (pécuniaires ou disciplinaires), au regard de toutes les conséquences qu'a eu cette fausse annonce.Négociation. La France signe un armistice avec l'Allemagne au sujet de la Banque Centrale Européenne. Ses statuts ne seront pas modifiés: Nicolas Sarkozy a accepté la demande d'Angela Merkel, hier. Mais le Président français a obtenu, en retour que Berlin cesse de faire pression sur la Banque Centrale Européenne pour l'empêcher d'intervenir sur les marchés.

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