Par Bruce de Galzain.

Chaque année c'est la même rengaine, les députés votent la contribution française au budget européen mais chaque année, ils estiment que l'Europe coûte chère, trop chère. Pire ! Alors que nous traversons une crise sans précédent depuis près d'un siècle, les députés votent un budget en augmentation alors qu'ils n'ont pas le droit de le faire pour le budget national. La Commission européenne en a bien conscience et cherche à soulager les budgets nationaux. Elle veut renforcer l'Europe sans dépenser plus selon le directeur général du budget de la Commission qui est d'ailleurs Français. Hervé Jouanjean l'affirme sans détours la négociation du budget avec les Etats membres est un vrai probléme. Une députée européenne de l'opposition explique même que ces négociations sont insupportables ! Car la contribution des Etats est ultra-majoritaire : les 3/4 du budget européen. Le reste étant composé de ressources propres comme la TVA, les droits de douanes ou même les amendes. L'idée est donc d'augmenter les ressources propres de l'Union européenne pour réduire les contributions nationales. Et c'est là qu'intervient une nouvelle taxe à l'origine à destination des pays pauvres, en développement et qui pourrait finalement nourrir les pays riches de l'Union européenne : c'est la taxe sur les transactions financières. Depuis quelques temps, on a l'impression que sa mise en place s'accélère ; et pour cause, le produit de cette taxe pourrait remplacer une partie de contributions nationales au budget européen. Le Chef de l'Etat lui-même ne cesse d'ailleurs d'en parler en conférence de presse - alors qu'il n'est pas forcément interrogé sur la question - ce week-end encore à Bruxelles avec Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a tenu à affirmer que les banques seraient mises à contribution pour sortir de la crise et notamment par l'intermédiare de cette taxe. L'objectif de la France et de l'Allemagne est de convaincre le monde entier mais déjà la zone euro est partante. Cette taxe pourrait même entrer en vigueur dés le 1er janvier 2014, c'est la volonté de la Commission européenne. Elle permettrait de rapporter au moins 30 milliards d'euros, sans doute beaucoup plus. Mais déjà avec ce chiffre le directeur du budget européen estime à 5 voire à 6 milliards d'euros par an l'économie réalisée par la France sur le budget européen !

Italie. Silvio Berlusconi n'a pas encore réussi hier soir à convaincre sa majorité de réformer les retraites. Les discussions se poursuivent pour tenter d'amadouer les partenaires européens de l'Italie... des partenaires qui pensent déjà à activer le Fonds de stabilité financière pour secourir le pays mais attendent des contre-parties.

Dette grecque. La participation des banques et assurances à l'effacement d'une partie de la dette grecque toujours âprement négociée. Les dirigeants européens veulent que les banques perdent au moins 50% de leurs créances, les banques pour l'instant campent sur 40% !

Grève. Préavis de grève maintenu par les syndicats d'hôtesses et de stewarts d'Air France. Ils menacent de cesser le travail dés ce week-end et jusqu'à mercredi prochain. Leur objectif : obtenir le maintien du nombre de membres d'équipages sur les vols de la compagnie.

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