Il a le sourire, il est détendu, en ce moment le haut-Commissaire "aux pauvres et aux jeunes" de Nicolas Sarkozy. Et l'explication, c'est que Martin Hirsch... après son coup de sang de cet été (en forme de double négation) "je ne suis pas là pour regarder les choses ne pas se faire"... l'explication c'est qu'il désormais rassuré quant à l'avenir de son "plan jeunes". Mardi prochain, Nicolas Sarkozy devrait dévoiler toute une série de mesures en faveur des 16-25 ans. Et on devrait y retrouver (toujours selon le haut-Commissaire à la Jeunesse), grosso modo, les 3 quarts des propositions du "Livre vert" rédigé par la Commission qu'il présidait. Et qui réunissait des élus (de Droite et gauche), des associations, des syndicats, des organisations lycéennes et étudiantes. II a le sourire Martin Hirsch parce qu'il est en train de "refaire le coup du RSA". Contre une partie de la Droite, contre le ministre du budget, contre la "technostruture" comme il l'appelle, Martin Hirsch est en passe d'imposer plusieurs mesures comme, notamment un RSA "jeunes"! C'est une vieille revendication... puisque le RMI (avant), comme le RSA (aujourd'hui) ne concerne QUE les plus de 25 ans. L'extension aux plus jeunes pourrait être retenue par le Chef de l'Etat, mardi... en tout cas, le "feu vert" serait donné pour mener une expérimentation. Ce "RSA jeunes... actifs" bénéficiarait à ceux qui ont travaillé un certain temps. Une autre mesure, si elle était retenue par Nicolas Sarkozy serait aussi une vraie révolution: c'est la création d'un système de soutien à l'autonomie des jeunes. Une allocation (mensuelle), ou une dotation (un capital dans lequel puiser pour payer une formation ou son permis): ce n'est pas fixé. Et là encore, ça passera par la case "expérimentation". Dans le "Livre vert" de Martin Hirsch, on trouve encore l'obligation de se former jusqu'à 18 ans (une obligation nouvelle qui s'ajouterait à l'obligation de scolarité jusqu'à 16 ans), la création d'un service public de l'orientation... indépendant de l'Education nationale et encore l'évaluation des collègiens, y compris pour tout ce qui est "extra-scolaire". Ces mesures-là sont retenues par l'Elysée. Elles coûteront moins que les 2 premières, mais seront, sans doute, les plus difficiles à mettre en place. Les premières nouvelles en provenance du G20 de Pittsburgh sont plutôt bonnes. Les dossiers, même ceux que l'on disaient les plus sensibles, semblent avancer. Sur les bonus par exemple, les Américains affirment que le G20 s'apprêtent à valider une série de règles "très détaillées"' pour encadrer la rémunérations des traders. Nicolas Sarkozy, avant hier, avait parler de "bagarre" sur cette question, le secrétaire américain au Trésor, estime lui au contraire qu'Européen et Américains sont très proches: "je crois que nous avons les mêmes positions" ajoute Tim Geithner qui affirme , également, que le G20 devrait adopter une réforme assez vaste pour mieux réguler le système financier mondial: contrôle renforcé des banques, des Fonds spéculatifs et des marchés des produits dérivés. A ce stade, les pays émergents peuvent aussi être satifaits: une réforme du FMI devrait être conclue, à Pittsburgh leur accordant plus de place, c'est à dire plus de Droits de vote. Cette nuit enfin, la Maison Blanche a annoncé que le G20 allait devenir "régulier", l'endroit où tenteront de se coordonner les politiques économiques des pays riches et émergents.

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