En fait, chacun à sa version de l'histoire. L'histoire de cette petite phrase, prononcée sur France Inter, le mois dernier, et qui pèse, lourdement, depuis dans le débat politique. Et imprègne, un peu, le budget pour l'année prochaine, présenté, aujourd'hui, en Conseil des ministres. Cette petite phrase, c'est celle de Pierre Moscovici, sur le raz-le-bol fiscal. "Moi, je suis très sensible à ce raz-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens". Le ministre de l'économie explique aujourd'hui, qu'il n'y avait rien de prémédité, ce jour-là. Ce n'était pas une expression préparée, répétée. Il rentrait de vacances, avait croisé beaucoup de monde pendant ses congés, des gens qui se sont plaint de leurs impôts. Sans doute pas encore tout à fait "retourné" dans ses habits de ministre, et ses habitudes d'homme réfléchi, pesant ses mots, il a, donc, lâché cette petite phrase. Certains, au Parti socialiste ou au sein du gouvernement ont, cela dit, un peu de mal à croire, totalement, à cette version. Pour quelques uns, le ministre a agit, en fait, en pleine concertation avec le Président de la République. Cette "grogne" des contribuables, relayée par les élus socialistes interpelés dans leurs circonscriptions par des électeurs mécontents, n'avait pas échappé à François Hollande, avant l'été. Et plus largement, au sein de l'exécutif alors en pleine préparation du volet "recettes" du budget, la question de la limite à ne pas franchir en matière d'impôts, était clairement posée. Pierre Moscovici l'aura, donc exprimé de manière directe. Trop directe? L'Elysée, après cette sortie a, en tout cas, fait savoir que le Président a passé un sacré "savon" à son ministre. Mais là encore, une autre version circule: cette "engeulade" n'aurait pas vraiment existé. "Elle a été inventée pour calmer l'aile gauche du PS", explique un conseiller. Toujours ce jeu "à plusieurs bandes" des Socialistes... Un visiteur du soir de l'Elysée tente, du coup, la "synthèse" avec une 3ème version: "je n'exclus pas que François Hollande ait poussé Moscovici à faire une sortie. Pour mieux l'engueuler après!". Peu importe: la suite prouve que le Président a conforté son ministre publiquement, parlant de "pause fiscale", puis en disant à propos des impôts "c'est beaucoup, donc c'est trop". Ceux qui ont préparé le budget, ou suivi son évolutio, notent, en tout cas, un petit effet "raz-le-bol" sur les derniers arbitrages. Ils ont renforcé le volet "économies". Il y a bien eu un "avant" et un "après". Mais, un député PS, trouve que cette petite phrase aura, au final, apporté beaucoup trop "de confusion et de brouillage".

Images . L'image des grandes marques s'améliore: c'est le premier enseignement du Baromètre Posternak-Ifop, qui mesure la popularité des entreprises. Nouvelle vague ce matin, avec France Inter. L'image des marques, globalement se redresse: on retrouve des niveaux d'avant-crise. Yves Rocher reste la marque préférée des Français, et de loin!. Ensuite, on note un certain regain pour l'industrie: Airbus est 2ème, Citroën 3ème. Comme à chaque fois, les annonces de plans de restructuration se paient "cash" en terme d'image: recul, marqué, pour Michelin et Air France. Baisse pour EDF également. Mais là, c'est, sans doute, à cause de l'augmentation de ses tarifs.

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