C'est un détournement de slogan publicitaire, et c'est là où on voit que ce slogan a partculièrement bien fonctionné puisque, normalement, tout le monde a compris que j'allais vous parler de l'Oréal. Pas du volet "psychodrame familial" chez le premier actionnaire du groupe, la famille Bettencourt. Pas du volet politique du scandale, non plus, avec le couple Woerth. Non, ce matin, si l'entreprise l'Oréal fait parle d'elle, c'est qu'elle publie ses résultats commerciaux et financiers, pour le 1er semestre de l'année, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont bons. Le groupe, n°1 mondial des cosmétiques, renoue avec un bénéfice en forte hausse: +21%. En 6 mois, l'Oréal a déjà engrangé 1,3 milliard millions d'euros de profits. Ses ventes ont progressé partout dans le monde. Après une année 2009 difficile, le marché des cosmétiques repart très fort. Alors évidemment, les marchés émergents progressent très vite, plus vite que tous autres. Chine, Inde, Russie: ça redémarre. A tel point, d'ailleurs, que pour la première fois, en août, les "nouveaux marchés" (Asie, Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient) pourraient dépasser, en terme de volume de ventes, la "vieille Europe". "Si ça se confirme, ce sera un évéménent pour nous" affirme le patron de l'Oréal, Jean-Paul Agon, ce matin, dans un entretien accordé aux Echos. Agon, qui note que les ventes ont aussi progressé sur ses marchés traditionnels, en Europe de l'Ouest. C'est grâce, dit-il, au lancement de nouveaux produits: la ligne pour les hommes "Men Expert", ou les déodorants "Garnier mineral" (je cite les marques, mais je n'y gagne rien: aucun produit en cadeau ou, mieux, un séjour sur l'Ile d'Arros. Rien, Promis). L'Oréal enfonce le clou, en tout cas: "dans le secteur du luxe (les parfums, notamment) la crise est franchement terminée! Mais, ce qui semble le plus satisfaire les dirigeants de l'Oréal, c'est la nette amélioration de la rentabilité du groupe. L'Oréal renoue avec les taux, affichés, avant la crise: plus de 17% de rentabilité du chiffre d'affaire! Dans la branche "grand public", la rentabilité situe autour de 20%. Ca veut dire que quand vous achetez un pot de crème, un déo, un shampoing, entre 1 quart et 1/5ème du prix, c'est de la marge. Pure et simpe. Jean-Paul Agon se dit "confiant" pour la fin de l'année. L'Amérique inquiète! Les Etats-Unis inquiètent la bourse. Wall Street a clôturé en légère hausse, cette nuit (les raisons sont techniques). Tokyo est positif, également, ce matin mais, en revanche, en Europe hier, la journée a été une nouvelle et vraie journée de déprime. A Paris, le CAC40 a perdu plus de 1%, et efface toute sa progression de l'été. De nouvelles statistiques américaines, concernant l'immobilier et l'investissement, ont relancé la crainte d'une rechute de l'économie américaine. Demain, sera publiée la nouvelle estimation de la croissance aux Etats-Unis. Et elle est attendue en forte baisse. Stabilisation. Le chômage en France en baisse. -0,5%, le mois dernier: ça fait 14.400 chômeurs en moins, mais pour la seule catégorie officielle. Si on prend en compte les demandeurs d'emplois qui ont travaillé quelques heures ou quelques jours, en juillet (souvent faute de mieux), la tendance est inverse: le chômage progresse encore, bien que légèrement. Pôle emploi note, en tout cas, une hausse sensible des offres d'emplois qui lui sont confiées. > Autre statistique sur le terrain de l'emploi: les heures supplémentaires. Elles sont reparties à la hausse au 2ème trimestre de cette année.

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