C'est la grande affaire du moment. Ce nouveau scandale qui rattrape Goldman Sachs, la banque d'affaires de Wall Street. Celle qu'on "adore détester". L'archétype de la banque "géante", au coeur de tout, et soupçonnée d'être à l'origine de toutes les crises. Avec cette accusation récurrente, Goldman Sachs est trop souvent juge et partie, dans bien des dossiers. Le sauvetage de l'assureur AIG, en pleine tempête financière. Ou encore la crise grecque: Goldman Sachs est accusée d'aider les spéculateurs alors même qu'elle conseille Athènes! Et puis, il y a donc cette affaire qui nous renvoie au tout début de la crise des subprimes (en 2007), et pour laquelle Goldman Sachs est poursuivie par la SEC, le gendarme américain de la bourse. Une plainte, déposée pour "fraude". Elle lui vaut aussi une convocation devant le Sénat, à Washington. Les premières auditions auront lieu demain. Cette fois-ci encore, Goldman Sachs est accusée de "double jeu": d'un côté, elle vendait à ses clients (notamment, des banques européennes) des produits financiers liés à des crédits immobiliers risqués (les subprimes!), elle leur vendait, affirmant que c'était une très bonne affaire. De l'autre, pour son propre compte, ou pour le compte d'un Fonds spécultatif, elle pariait sur la baisse de ces mêmes produits financiers. Persuadée, en fait, que le marché immobilier était en train de se retourner et qu'il allait dégringoler. Ce qui finalement arriva. Pour Goldman Sachs, rien d'illégal. Ni même d'immoral. En jouant sur tous les tableaux, elle "couvrait" ses risques, dit-elle et répondait, aussi, à des demandes contraires de la part de ses clients: certains pariant à la hausse, d'autres à la baisse. Pour la justice, il existe, pourtant, un réel soupçon de fraude! Avec au coeur de l'enquête, un petit Français, un "frenchy" de 31 ans, Fabrice Tourre. Il est ce qu'on appelle un "quant", un matheux formé à la finance (c'est une spécialité française qui s'exporte bien). C'est un salarié de Goldman Sachs, qui travaillait, à l'époque, à l'élaboration de ces produits financiers. Il est au coeur de l'enquête parce que, dans plusieurs mails qu'il a envoyés début 2007, il écrit son malaise au travail: obligé de vendre des produits financiers qu'il sait "dangereux". Qu'il sait "perdants". Des produits très complexes que personne ne peut vraiment maîtriser. Il écrit: "Un peu comme Frankenstein qui se retourne contre son inventeur". Comment contourner la question de la retraite à 60 ans? C'est une info du Figaro, ce matin. On le sait, la "retraite à 60 ans", c'est un acquis que les syndicats veulent absolument défendre. Pour contourner l'obstacle, le gouvernement serait, donc, en train d'explorer une piste nouvelle: l'instauratiion d'une décote liée à l'âge. Concrêtement, la possibilité de départ à 60 ans serait maintenue mais les salariés seraient -fortement!- incités à travailler plus longtemps, puisqu'une pénalité financière serait (selon ce schéma) imposée à ceux qui choisiraient de partir à leur 60ème anniversaire. Et ce, même s'ils ont acquis tous leurs trimestres de cotisations. C'est toujours nein! Le Plan d'aide à la Grèce: l'Allemagne toujours debout sur les freins. Alors que le FMI et Athènes veulent aller vite pour débloquer l'argent promis, Berlin redit ses réticences. Et réclame un plan d'économies "crédible" de la part du gouvernement grec, avant de lui signer son chèque. Le salaire des grands patrons. Publié, ce matin dans les Echos. En 2009, les 40 patrons du CAC se se sont partagés environ 80 millions d'euros. Un total en hausse, par rapport à 2008. Avec plus de 4,4 millions d'euros, Franck Riboud, le PDG de Danone, est le patron le mieux payé de France.

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