Sa "formule-choc" avait été bien préparée, et on a senti qu'il en était fier (à raison, d'ailleurs, parce qu'elle a été reprise partout, ensuite). C'était à Davos, en janvier dernier. Klaus Schwab, le patron et fondateur du Forum économique accueillait, à la tribune, Mario Draghi, le nouveau patron de la Banque Centrale Européenne, en place, alors, depuis presque 3 mois, succédant au Français Jean-Claude Trichet. Alors qu'on fêtait au même moment, le nouvel an chinois, Klaus Schwab a ménagé son effet, avant de lancer devant une salle comble: "2012 ne sera pas l'année du dragon, mais l'année du Draghi!". Le jeu de mot a fait florès, et aujourd'hui tout le monde s'en souvient à l'heure du bilan. Pour ceux qui ont le nez collé aux indices boursiers, l'année 2012 a été marquée par l'action de Mario Draghi à la tête de la BCE. Pour eux, il y a, clairement, eu "un avant et un après Draghi". Le printemps 2012, il faut s'en souvenir, a été marqué par les inquiètudes grandissantes concernant l'Espagne, dégradée par les agences de notation. La Grèce, elle, continuait à s'enfoncer dans la crise. Comme en 2011, l'été s'annonçait "meurtrier" mais c'est Mario Draghi qui a réussi à éviter le pire en promettant de "tout faire pour sauver l'euro" (c'était début août). En septembre, le patron de la Banque Centrale Européenne poursuivait, et dévoilait un programme "illimité" de rachat des dettes des pays en difficulté. Une seule condition posée: ces pays doivent accepter de faire appel aux Fonds de secours européens c'est-à-dire doivent accepter une sérieuse cure d'austérité en échange. Nous sommes le 26 décembre aujourd'hui, l'Espagne (première visée par le dispositif) n'a toujours pas frappé à la porte de la BCE, aucun autre pays ne l'a fait, mais les mots de Draghi ont suffi. La bourse a bondi (+16%, par exemple, pour le CAC40, sur l'année), le marché des dettes souveraines a retrouvé une certaine sérénité (toute relative), et, avec l'action parallèle des Etats, l'hypothèse d'une implosion de la zone euro s'est (un peu) éloignée. L'année du Draghi se termine, et on cherche, maintenant, la "formule-choc" pour 2013. La zone euro inquiète toujours, mais désormais pour l'austérité budgétaire générale qui y règne, et pour sa croissance à zéro. 2013, du coup, pourrait être le revers de la médaille piur Mario Draghi.

Sur les rails. La Chine mise sur le train pour poursuivre son développement. Il doit accélérer la transformation de l'économie chinoise, vers plus de consommation intérieure: c'est l'objectif officiel des autorités. L'inauguration, aujourd'hui, de la ligne TGV Pékin-Canton en est un symbole de plus. La durée du trajet, entre les 2 villes, va être raméné de 22 à 8 heures mais l'intérêt est, d'abord, de désenclaver les régions centrales du pays. Suspendus après l'accident de Wenzhou, l'année dernière (40 morts), les investissements dans le ferroviaire ont très nettement repris en Chine. L'équivalent de 8 milliards d'euros ont été investis, rien que le mois dernier.Ruptures. Le succès des ruptures conventionnelles. Les "séparations à l'amiable" comme on les appelle, entre patrons et salariés. Elles ont été créées, il y a plus de 3 ans et ne cessent de progresser depuis. Selon les Echos ce matin, le seuil des 300 mille ruptures conventionnelles signées sur 12 mois, devrait être franchi, pour la première fois, cette année.

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