Le tirage au sort a eu lieu, vendredi soir dernier. Devant témoins et avec procès verbal. Didier Migaud, le premier président de la Cour des Comptes, ne s'était sans doute jamais imaginé devoir, un jour, procéder à une telle opération. C'est une Loi qui l'y oblige. Le Conseil d'Etat a validé cette procédure. Et un décret en fixe les modalités précises. L'idée, elle, a germé au Sénat: les écologistes ont réclamé et obtenu que la parité hommes/femmes soit respectée au sein du futur Haut Conseil pour les Finances Publiques, ce nouvel organisme chargé de contrôler et valider les projets budgétaires du gouvernement. Il va se mettre en place, dans les jours qui viennent. On attend sa composition précise, mais tout a donc commencé, vendredi soir, par un tirage au sort chargé de déterminer le sexe des personnes à désigner. Le décret est très précis: 2 bulletins ont été présentés à Didier Migaud, l'un portant la mention "homme", l'autre "femme". Un premier tirage a déterminé le sexe de la personne désignée par le président de l'Assemblée nationale. Le président de la Commission des Finances de son assemblée nommant, du coup, une personne de sexe opposé. Même opération pour le Sénat. Et procédure renouvelée encore pour le Conseil Economique Social et Environnemental. Selon un parlementaire, Didier Migaud, vendredi dernier, a tiré 3 fois de suite le bulletin "homme". Résultat: Claude Bartolone, à l'Assemblée, Jean-Pierre Bel au Sénat, et Jean-Paul Delevoye au CESE doivent désigner des hommes. Gilles Carrez et Philippe Marini, dans chacune des 2 Commissions des Finances, des femmes. Au final, la parité ne sera pas exactement respectée mais l'intention est bien là. Au Sénat, Philippe Marini refuse de révéler son choix, mais il affirme avoir choisi une femme "très compétente", à "l'approche européenne", précise-t-il, et surtout "indépendante d'esprit". "C'est l'essentiel", dit-il, pour la mission qui l'attend. Ce Haut Conseil pour les Finances Publiques va être appelé, effectivement, à valider les budgets présentés par le gouvernement, valider ses hypothèses macro-économiques. Il devra, aussi, alerter l'opinion publique en cas de dérapage des comptes. Les parlementaires qui ont activement participé aux débats créant ce Conseil en sont persuadés: si ce Conseil avait été en place, à l'automne dernier, jamais le gouvernement n'aurait pu valider une prévision de croissance à 0,8%. Jamais, il n'aurait pu, ensuite, la maintenir comme il l'a fait, pendant des semaines jusqu'à, finalement, devoir y renoncer, sous la pression de Bruxelles. "Ce haut Conseil va mettre fin à la triche sur les données" veut croire un parlementaire.

Médocs. L'Autorité de la concurrence se penche sur le marché des médicaments. C'est une enquête inédite que lance, aujourd'hui, le "gendarme" français de la concurrence. L'Autorité va étudier toute la chaîne du médicament: des labos aux phamarcies, en passant par les grossistes et ce qu'on appelle les répartiteurs. Le gendarme de la concurrence veut aussi vérifier si les laboratoires ne freinent pas sciemment le développement des médicaments génériques. Il va se pencher, enfin, sur la vente par internet: l'autorité veut s'assurer qu'elle permettra bien une baisse du prix des médicaments.Medef. Un candidat de pluss à la succession de Laurence Parisot à la tête de Medef. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron de Virgin Mobile, se déclare, ce matin, dans le Figaro.

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