Depuis quelques jours, dans la presse, dans le débat politique de l'autre côté de la Manche, un nom revient sans cesse, c'est celui de l'Islande. Bienvenue à "Islande-sur Tamise", "Un scénario à l'islandaise pour Londres": ce sont 2 des Unes des journaux britanniques de la fin de semaine dernière. La Grande-Bretagne ne craint, semble-t-il, qu'une chose, désormais : la faillite du pays, comme celle que vient de connaître l'Islande, emportée par la crise financière et condamnée à réclamer l'aide du Fonds Monétaire International ! La Grande-Bretagne a déjà vécu ça (cette humiliation, l'appel au FMI), c'était en 76. Aujourd'hui, est-elle dans la même situation ? Gordon Brown, le Premier ministe, appelle tout le monde au calme et à la raison... notamment son adversaire politique, le Conservateur David Cameron, l'un des premiers à avoir fait le parallèle avec l'Islande. Sauf que pour certains analystes, la crise que vit en ce moment la Grande-Bretagne, rappelle beaucoup ce qu'ont vécu des pays émergents récemment : l'Argentine (en 2002), la Russie (en 98) ou encore l'Indonésie. La récession est là, et bien là : la croissance a reculé de 1 et demi% à la fin 2008. Et on anticipe -3% pour cette année. Le chômage, après 11 mois consécutifs de hausse, atteint 6,1%, soit le niveau des débuts des gouvernements travaillistes. Le déficit public se creuse à 10% du PIB. Résultat : la Livre sterling dégringole. Face au dollar. Face au yen. Face à l'euro. C'est le signe, selon beaucoup, que les investisseurs ont perdu confiance dans l'économie britannique. Bref, ce serait le début de la fin. Alors évidemment, il faut relatiser très vite : la Grande-Bretagne conserve de nombreux atouts, notamment une bonne "note internationale" qui lui permet de financer sa dette, à moindre coût. Mais quand même, cette "grande déprime" britannique, c'est un signe supplémentaire de l'extrême profondeur de la crise, aujourd'hui. Tempête dans le sud-Ouest. Les assureurs promettent d'aller très vite. La fédération des sociétés d'assurance promet une mobilisation maximale des compagnies, sur le terrain et des procédures d'indemnisation accélérées. Les contrats d'assurance pour les véhicules, les habitations et les entreprises comportent tous une clause "tempête". Pas besoin d'attendre, donc, la reconnaissance officielle de "catastrophe naturelle": les sinistrés ont 5 jours pour se déclarer. Le coût de cette tempête n'est pas encore estimé. Selon les professionnels, il sera moindre que celui de la tempête de 99 qui avait touché l'ensemble du pays. L'Etat français s'apprête à débloquer 5 milliards d'euros pour aider Airbus, confronté à la crise. Information des "Echos" ce matin, confirmée à Bercy. Concrètement, ce sont les clients d'Airbus, les compagnies aériennes, qui vont bénéficier de crédits-relais pour leur permettre d'honorer leurs commandes. Malgré la crise, 2008 année record pour la création d'entreprises en France : plus de 325 mille, selon le gouvernement. BNP-Paribas annonce, ce matin, un bénéfice estimé à environ 3 milliards d'euros, pour 2008. La banque a, en revanche, vécu un très mauvais 4ème trimestre avec une perte d'un milliard et demi d'euros.

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