C'est, évidemment, un "petit" détail de la "soirée Sarkozy" d'hier ,sur TF1. "Rien", pour ainsi dire... sauf que c'est un petit détail qui souligne de façon assez flagrante, le "grand écart" entre la grande masse des Français (et leurs soucis quotidiens) -que le fameux panel était sensé représenter-, et ce petit nombre de personnes, de dirigeents d'entreprises, qui se partagent le pouvoir économique en France. Pour le meilleur. Et, parfois, pour le pire!. Le pire, c'est évidemment l'affaire Proglio... que le Président de la République a désamorcée (ou tenter de désamorcer), hier soir, en donnant "quelques mois" à Henri Proglio pour abandonner ses responsbilités chez Véolia. Et se consacrer... semaines comme week-ends!... à EDF. Le "petit détail" est venu ensuite. Quand Nicolas Sarkozy, face aux 11 Français sélectionnés par TF1, a taclé 2 grands patrons français. Louis Schweitzer, d'abord... accusé d'avoir mené une politique "active" de délocalisations (hors de Fance, donc) de la production de Renault. Ensuite, Daniel Bouton. L'ancien patron de la Société générale a été accusé, lui, de s'être accroché à son fautauil (et à son salaire) après l'affaire Kerviel. C'est drôle mais évoquer ces 2 hommes, c'est aussi nous ramener (bien involontairement!) à l'affaire Proglio! "Tout est dans tout", décidement au royaume des grands patrons français. Parce que ce sont bien eux... Louis Schweitzer et Daniel Bouton... (avec un 3ème homme, Serge Michel)... ce sont eux qui, au sein du Comité des rémunérations de Véolia, ont accordé à Henri Proglio, les 450 mille euros d'indeminités pour sa présidence non-éxécutive du Conseil d'Administration. Les "450 mille euros de la polémique". Une indemnité à laquelle, finalement (et sous la pression), Henri Proglio a dû renoncer. On a là et ça saute aux yeux... la flagrante "consanguinité" du CAC 40, dénoncée bien souvent. Mais qui persiste. Récemment, elle a même été évaluée: 100 personnes détiennent à, elles seules, 43% des droits de vote du CAC 40! 100 personnes pour 43% du pouvoir économique... Pas étonnant, dans ces conditions, qu'on retrouve toujours les mêmes... Y compris dans la bouche du Président de la République! La Grèce n'est pas en faillite! Depuis plusieurs semaines, la Grèce inquiète: ses finances publiques sont au plus mal. Sa "note internationale" a été dégradée. Et beaucoup prédisent -carrément!- une mise en faillite du pays... eh bien, hier, Athènes a fait mentir ces pronostics: elle a réussi ce qu'on appelle une opération de refinancement sur les marchés financiers, qui montrent ainsi qu'ils n'ont pas totalement perdu confiance: la demande de titres grecs a été 6 fois supérieure à l'offre... et c'est toute la zone euro qui, du coup, pousse un "ouf de soulagement". Cela dit, Athènes aujourd'hui s'endette à un taux très élevé presque 2 fois plus supérieur à celui de l'Allemagne. Nicolas Sarkozy à la télé, hier soir. Il a affirmé que le chômage va baisser "dans les semaines et les mois qui viennent". Il promet de se pencher sur la question des "fins de droits", mais refuse "l'assistanat", dit-il. Il veut boucler -dès cet été!- la réforme des retraites. Pour la fonction publique, il se dit prêt à envisager la titularisation des agents contractuels. En baisse. A la bourse de Paris, la tendance s'est inversée. 4ème séance consécutive de baisse, hier. Le CAC 40 s'enfonce sous les 3.800 points.

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