En anglais, "gazouillis" se dit "tweet", et les tweets, c'est le nom qu'on donne aux petits message qu'on s'échange sur Twitter... le dernier réseau social à la mode sur Internet, qui connaît un nouveau "boom" depuis la crise iranienne. Twitter chauffe à nouveau d'ailleurs, depuis quelques heures, depuis l'annonce de la mort de Mickaël Jackson: on tourne à quelque chose comme 8 à 10 messages... 8 à 10 tweets par seconde: des utilisateurs qui réagissent à la mort du chanteur. Avec des messages très courts (140 caractères maximum.. pas plus long qu'un sms): c'est le principe de Twitter. 5 millions de personnes dans le monde sont abonnés à Twitter. En avril dernier, le site a reçu plus de 30 millions de visites: c'est énorme. Même s'il faut, tout de suite, relativiser: s'abonner ne veut pas dire qu'on est très actif sur le réseau. C'est même tout l'inverse. Une récente étude vient de montrer que 10% seulement des abonnés font 90% du trafic. Exemple concrêt: Nicolas Demorand, abonné de Twitter, mais zéro messages envoyés! Mais le problème de Twitter n'est pas là. Son problème, il est beaucoup plus fondamental: Twitter ne gagne pas d'argent! Son service, ses abonnements sont gratuits. Il a de plus en plus d'abonnés, mais ça ne lui rapporte pas un sous de plus. Pire: ça lui coûte même puisqu'il faut, du coup, consacrer beaucoup plus de temps et d'argent à vérifier que le système fonctionne bien. D'une façon générale, ce sont tous les sites communautaires, les réseaux sociaux d'Internet (Twitter donc, mais aussi MySpace, Facebook) qui cherchent toujours leur modèle économique. Les rentrées publicitaires sont très faibles sur ces sites: on pense d'ailleurs que les utilisateurs fuiraient si la pub devenait trop envahissante. Du coup, où trouver l'argent? Chez Twitter, on pense créer des services payants pour les entreprises: l'idée ne soulève pas un enthousiasme débordant. En fait, la richesse de ses services -on le sait c'est l'immense banque de données qu'ils constituent (on dit tout sur soi, sur ces sites-là... c'est incroyable). Ces sites doivent réussir le même coup de force que Google: transformer leur audience, et l'immense base de donnée, en espèces sonnantes et trébuchantes. Beaucoup estiment qu'ils vont y arriver. du coup, ces sociétés sont valorisées aujourd'hui, en millions de dollars (même en milliards pour Facebook) malgré un chiffre d'affaires quasi-nul. Attention quand même: ça rappelle terriblement la "bulle internet" du début des années 2000... 7000 salariés de British Airways acceptent de "gagner moins" pour sauver leur entreprise. Et parmi eux, 800 ont même dit "oui" à cette proposition de la direction de British Airways, qui a fait couler beaucoup d'encre: travailler gratuitement. Pendant un mois maximum. Le patron de la compagnie en fait autant pour montrer l'exemple. Avec les mesures de chômage partiel, de congés sans solde et donc de semaines de travail non rétribuées, Bristish Airways, qui vient d'essuyer d'importantes pertes financières, espère économiser autour de 10 d'euros. La Poste pourrait lancer un nouveau Plan d'économies. De 1 milliard d'euros, selon les Echos de ce matin. Avec, forcément, à la clé des suppressions de postes, via notamment le non-remplacement d'un certain nombre de départs à la retraite. La Poste, depuis le début de cette année, est confrontée à une chute de 7% du volume du courrier et anticipe un recul de 30% d'ici à 2012. C'est l'impact des nouvelles technologies. Mieux que si c'était pire. Le gouvernement y voit un signe "encourageant": le chômage a progressé moins vite, le mois dernier en France. 36 400 personnes de plus.

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