Prenez ce titre avec toute l'ironie qu'il convient, parce que la "fin du dollar", c'est la figure rhétorique traditionnelle du chroniqueur économique. A chaque crise, ou même quand tout va bien, d'ailleurs, il faut annoncer, prédire... prévoir la "fin du dollar-roi". Les cours d'histoire économique nous apprennent qu'une monnaie mondiale n'est jamais éternelle. La fin de l'hégémonie planétaire du billet vert est crédible mais est-elle pour demain ? Après-demain ? Là est toute la question. Une question relancée, ces derniers jours, avec un nouveau mouvement de recul du dollar face aux autres grandes monnaies. 1 dollar vaut, à nouveau, plus d'1 euro 40. Il retrouve ses niveaux les "plus bas", et la moindre mauvaise nouvelle, venant d'outre-Atlantique cette semaine (et, justement, on attend, dans les jours prochains, la publication de nombreux indicateurs macro-économiques), la moindre mauvaise nouvelle pourrait faire reculer, à nouveau, le dollar. Plus fondamentalement, ce sont les critiques répétées de la Chine, envers la monnaie américaine, qui crédibilisent sa chute possible. Un jour. Les Chinois, qui ont beaucoup acheté (et achètent encore) des bons du Trésor américains s'inquiètent de voir le dollar perdre ainsi de sa valeur. Ils diversifient, du coup, un peu plus leurs achats, et parlent, tout haut, de la nécessité de mettre en place un autre système monétaire mondial. Et puis enfin, il y a la dette américaine. Comme pour la Grande-Bretagne, sous la menace d'une dégradation de sa "note internationale", on envisage désormais sérieusement que les Etats-Unis perdent leur "triple A", cette note maximale, attribuée par les agences de notation. Elles sont chargées d'évaluer ce qu'on appelle le "risque pays", le possible défaut de paiement d'un pays tout entier. Ce n'est jamais arrivé, pour les Etats-Unis. On ne l'envisage pas, non plus. Mais aujourd'hui plus que jamais, leur dette inquiète. Une grande majorité de Français travaillent avec des horaires "atypiques". Près de 2 salariés sur 3, selon une étude de la DARES, la Direction des Etudes des Ministères du Travail et de l'Emploi. Les données datent de 2005. Un horaire "atypique", c'est un travail de nuit ou le week-end, un temps partiel ou encore un boulot avec des horaires imprévisibles ou décalés. Si on le dit autrement : seuls 37% des salariés français ont des horaires de travail "normaux", et ce sont en majorité des... hommes ! Pour 20% des salariés, qui ont souvent des métiers en contact avec le public, le commerce, l'hôtellerie-restauration, la santé ou la police, leur travail cumule toutes les contraintes possibles : semaines irrégulières, absence de repos hebdomadaire de 2 jours et horaires flexibles. Le recul du crédit à la consommation se poursuit, et s'accentue même. C'est ce qui ressort du bilan du mois d'avril, qui vient de sortir. Sur 1 an, presque -19%, avec un recul remarqué pour les crédits renouvelables. Face à la crise, les ménages français reportent leurs projets d'achat. Peut-être la fin du mouvement à EDF et GDF. Après 8 semaines d'actions, avec notamment des coupures de gaz ou d'électricité. Hier soir, les 5 principaux syndicats ont signé un accord salarial, avec leur direction. Ce mardi est une nouvelle journée d'actions. Elle est "nationale, interprofessionelle et décentralisée" à l'appel de toutes les organisations syndicales. Il y a des perturbations dans les transports.

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L'enquête de la DARES sur les horaires atypiques

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