Déclarer sa candidature, c'est quelque chose qui ne se fait pas à la légère: tout est réglé, pesé, calibré. Répété aussi, devant son miroir, ou avec ses conseillers. L'histoire politique française est marquée de ces instants particuliers. On se souvient de l'interview de Jacques Chirac, dans la Voix du Nord en 94. De "la lettre à tous les Français" de François Mitterrand, en 88. Et on ne se souvient pas du fax de Lionel Jospin, en 2002. Bien sûr, "candidater" au poste de secrétaire général du FMI, ce n'est pas tout à fait pareil (l'exercice est "worlwide", mondial), mais le moment choisi pour se déclarer, la manière de le faire, et les mots utilisés comptent de la même façon. Christine Lagarde, a donc choisi la conférence de presse, hier matin. Et le 20h de France 2, hier soir, pour se dévoiler. Dans sa déclaration officielle, puis en répondant aux questions des journalistes, la ministre est apparue, parfaitement, déterminée. Détendue également. Et très bien préparée! Par exemple, alors qu'elle est donnée largement favorite, elle a joué, et surjoué même, la modestie: "un immense défi que j'aborde avec humilité" a-t-elle dit. Cette modestie est censée calmer l'agacement des pays émergents, pas contents de voir que le poste a toutes les chances de revenir, une nouvelle fois, à un Européen. Christine Lagarde fait, donc, comme si rien n'était joué à l'avance. Comme si, en tout cas, rien ne se jouait en coulisse. A David Pujadas, elle a expliqué, hier soir, la procédure précise de nomination (les dates butoir, la campagne à mener, le "grand oral" au FMI), mais s'est bien gardé de reconnaître que son élection sera, aussi, le résultat d'un rapport de force. Et peut-être même d'un marchandage. Sur l'affaire Tapie, là aussi les éléments de langage étaient prêts. Aux questions précises, elle répondu: "j'ai la consience tranquille. J'ai toujours agit dans le strict intérêt de l'Etat, et dans le respect de la Loi". La ministre minimise le risque judiciaire et banalise, même, la possible ouverture d'une enquête de la Cour de Justice de République: "elle ne serait pas surprenante" a-t-elle dit. Restait encore hier, à évacuer la question d'un éventuel conflit d'intérêts et d'un agenda surchargé: rester ministre (de la France) tout en faisant campagne (pour le FMI)". Sa pirouette, en guise de réponse, semblait autant préparée que le reste: "les femmes savent faire deux choses à la fois". Les bébés vont se mettre aux dosettes. Nestlé a présenté, hier, sa dernière innovation: une machine à préparer des biberons "express". Elle ressemble beaucoup à la machine Nespresso, commercialisée aussi par le groupe suisse (et qui lui rapporte beaucoup d'argent). Pour les bébés, c'est le même principe: des dosettes. Des dosettes de lait en poudre, déclinées en 6 gammes d'âges, jusqu'à 3 ans. Comme pour les dosettes "café", elles seront vendues sur internet, mais aussi en pharmacie. Comme pour le café, elles reviendront bien plus cher: 2 fois plus cher même qu'un biberon "classique". En baisse. 4ème mois consécutif de baisse du chômage, en avril. Les chiffres de Pôle Emploi ont été publiés, hier soir. Depuis le début de l'année, ça fait 53 mille 400 chômeurs de moins, dans la catégorie officielle. L'emploi précaire progresse, cela dit. Comme le chômage de longue durée. Ou celui des plus de 50 ans.

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