L'affaire est passée plutôt inaperçue en France, où on a retenu, du Budget 2012 de la Grande-Bretagne, présentée la semaine dernière, que la baisse programmée des impôts des plus riches. De l'autre côté de la Manche, une autre décision a pourtant fait beaucoup parler, fait les "gros titres" de la presse britannique, et mis en difficulté le ministre de l'économie du pays: George Osborne. En cause: ce que les Anglais ont très vite appelé la "granny tax", la "taxe grand-mère". George Osborne a d'abord tenté de la cacher, en présentant la mesure comme une simplification du code des impôts (grosso modo, un alignement des règles fiscales des retraités sur celles des actifs) mais, face au tollé, il a dû changer de méthode: désormais, il doit assumer et défendre un impôt "juste" selon lui. Les experts ont calculé que plus de 4 millions de Britanniques -à la retraite, donc- seraient touchés par la mesure: un véritable "raid sur les retraités" a traduit la presse britannique. Une "faute politique" dit le camp conservateur de George Osborne qui s'inquiète de l'impact de cette décision sur une frange de l'électorat, les plus de 65 ans, qui lui est plutôt favorable. En fait, le jeune Osborne, 41 ans, vient de prendre une leçon politique "universelle": il ne faut ne jamais s'attaquer, en tout cas frontalement, aux vieux! Parce qu'il sont de plus en plus nombreux. Et parce qu'ils votent plus facilement, plus massivement, que les autres. En France, la leçon -on le sait- a été retenue depuis longtemps par les responsables politiques, et on le voit, les candidats à la Présidentielle se gardent bien d'envisager des mesures de rigueur visant spécifiquement nos chers "baby-boomers à la retraite". Les plans de rigueur Fillon, de l'année dernière, les ont, clairement, épargné. Et le candidat Sarkozy rappelle, volontiers, que leurs pensions ont été revalorisées, malgré la crise. Le programme socialiste, lui, n'a pas repris à son compte, les propositions visant (tiens, tiens, comme en Grande-Bretagne) à aligner la fiscalité des retraités français sur celle des actifs. Comme la CSG, par exemple. Les uns et les autres se défendent, toutefois, de tout clientélisme: "il ne faut pas oublier que la hausse (décidée ou à venir) des impôts sur les revenus du patrimoine touche beaucoup les retraités aisés", se justifient la Droite comme la Gauche. Qui ménagent -on l'a compris-, la "grand-mère" française.

Abonné absent? Le patron de SFR serait "sur le départ": information du Figaro, ce matin. Franck Esser pourrait être le premier patron d'un opérateur telecom à payer l'arrivée de Free Mobile. Le journal n'en dit pas plus, précisant même "qu'auncun successeur n'est pour le moment pressenti". Vivendi, la maison-mère de SFR, chercherait, en tout cas, quelqu'un capable de repositionner la marque, malmenée par l'arrivée de Free.Ligne coupée? Une arrivée qui continue à faire des remous. Pour préserver sa propre qualité de service (c'est en tout cas, l'argument avancé), Orange menace de suspendre son contrat d'itinérance passé avec Free Mobile, si les pannes devaient continuer et s'amplifier. 70% du trafic Free transite par le réseau Orange.La crise, toujours. L'Espagne inquiète l'Europe. Les taux d'intérêt, réclamés par les marchés, retrouvent des niveaux jugés préocupants, depuis quelques jours. La Comission européenne demande, du coup, à Madrid de réduire, aussi vite que prévu, son déficit public. En Italie, Mario Monti parle de "risques de contagion".

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