Carole Couvert montre le parapheur du Pacte de responsabilité
Carole Couvert montre le parapheur du Pacte de responsabilité © Radio France / Philippe Lefébure

Une fois, deux fois, on a posé la question à la présidente de la CFE-CGC, lors de la conférence de presse, organisée à la hâte hier, au syndicat des cadres. Carole Couvert vient d'annoncer que son organisation, finalement, ne signera pas le "Pacte de responsabilité". Mais elle l'assure, le jure, en réponse à la question: non, son coup de sang "n'a rien de politique, n'a rien à voir avec la claque électorale de dimanche". Il ne s'agit même pas, dit-elle encore, d'exploiter la faiblesse actuelle du gouvernement.

Pourtant, elle est très claire: les cadres qu'elle représente, c'est-à-dire, pour elle, la classe moyenne, les cadres en ont raz-le-bol, marre, "marre d'être plumée" dit-elle reprenant un slogan, entendu ces derniers mois. Son coup d'éclat d'hier, "c'est la dernière alerte avant coupure", dit-elle encore, réclamant un "vrai geste en faveur du pouvoir d'achat!". Sinon? "Eh bien, peut-être faudra-t-il imaginer de manifester".

Voilà le -futur- gouvenement prévenu, même si, en fait, la colère de la CGC est, surtout, dirigée contre le Medef. "Il nous a trahi. La confiance est rompue": les mots sont durs pour une confédération classée dans le camp des réformistes, toujours prête d'habitude, à signer avec le patronat. Mais là, la négociation sur l'avenir de l'Assurance-chômage, le syndicat a dû mal à la digérer. Non seulement, le Medef a refusé toute contribution supplémentaire (et s'en tire sans cotisation nouvelle), mais surtout, selon la CFE-CGE, "ce sont les cadres, et presque seulement eux, qui font les frais de cette réforme", conclue, samedi dernier, aux petites heures.

La CGC l'a rejetée immédiatemment et fait ses calculs: avec l'allongement du délais de carence en cas de départ d'une entreprise avec des indemnités, beaucoup de salariés, et pas seulement les plus aisés vont souffirir: ce qui doit être une indemnité pour préjudice (la perte d'un emploi), va servir, à l'avenir, à payer le quotidien du chômeur, dans l'attente de son indemnité. Parfois pendant 6 mois: "ce n'est pas normal" affirme la CGC qui, très fâchée, a donc décidé, en représaille, de retirer sa signature d'un autre texte qu'elle avait pourtant validé initialement, le Pacte de responsabilité. "On a du mal à les comprendre" commente le négociateur d'un autre syndicat. "Ca fait un peu mauvais perdant, ça fait boudeur" raille un autre. Qui estime que la CGC s'y est bien mal pris dans ce dossier ("elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même"). Et qui ajoute, définitif: "ce geste fragilise plus la CGC que le Pacte, lui-même".

Bonbons. Le jeu vidéo sans doute le plus populaire du moment entre en bourse. Il s'agit de Candy crush, ce jeu sur smartphone, qui rend les trajets en train, en métro, en bus moins ennuyeux. Tout comme les réunions de travail, ou les conférences de rédaction. Pour ceux qui ne connaissent pas: le but est de rassembler et faire exploser des bonbons. Son éditeur britannique se lance, en bourse, aujourd'hui, à New York, une introduction qui valorise l'entreprise à quelques 7 milliards de dollars, alors qu'il n'a fallu que 10 personnes et 14 mille dollars pour créer ce jeu. Pour certains, c'est le signe supplémentaire qu'une bulle spéculative, sur les valeurs high tech, est en train de gonfler, à Wall Street.Hélicos. Le président chinois en France. Selon les Echos ce matin, parmi les nombreux accords qui doivent être signés, l'un validera la construction de mille hélicoptères Airbus. Pour 6 milliards d'euros.

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