Mon idée, c'était que Nicolas Demorand, vous chantiez ce titre sur l'air de "Zorro est arrivé" d'Henri Salvador. Même si Henri Proglio est homme plutôt pressé! En tout cas, ca y est, c'est fait: le Conseil des ministres a confirmé définitivement hier sa nomination à la tête d'EDF. Et ce matin, dans le Figaro, celui qui reste, parallèlement, le président non-exécutif de Véolia, accorde sa première interview. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Henri Proglio se présente, effectivement, comme un "sauveur": le "Zorro" d'une entreprise en très grande difficulté! Il est habitué, mais les oreilles de Pierre Gadonneix, le PDG sortant d'EDF, vont, une nouvelle fois, siffler puisque le bilan de son mandat que lui dresse son successeur est sans appel. EDF a besoin de "retrouver une grande ambition", "son identité s'est diluée" dit Henri Proglio. Sur le plan social: "rien a été fait en terme de création et de renouvellement des compétences". Sur la stratégie: "EDF n'a que l'EPR à vendre", c'est une erreur! Dans les Echos lundi, on lui prêtait même cette formule bien plus cruelle: "un seul produit au catalogue, il n'y a (dans l'histoire économique) que Ford et sa Ford T mais c'était il y a 100 ans, et lui au moins savait la construire et savait la vendre". Henri Proglio poursuit encore, ce matin dans le Figaro, sur "le bilan Gadonneix": la gestion des Centrales nucléaires (qui suscite beaucoup d'inquiètudes), il faut tout revoir. Enfin, les acquisitions d'EDF à l'étranger: "e qui est fait est fait" dit le nouveau patron, pas très enthousiaste, qui ne cache pas que, selon lui, British Energy a, sans doute, été acheté trop cher! Voilà un bilan sans appel. Qui a le mérite d'être clair... à tel point qu'on se demande comment Henri Proglio, qui était jusqu'ici administrateur d'EDF et président de son Comité stratégique (quand même!) a pu cohabiter, pendant plusieurs années, avec Pierre Gadonneix. Et comment, même, il a pu valider (quand il fallait voter en Conseil d'administration) les décisions de son prédécesseur, qui ont mené au résultat catastrophique qu'il décrit aujourd'hui! Le dollar poursuit sa dégringolade. La monnaie américaine est au plus bas depuis près d'un an et demi. Face au yen et face à l'euro. 1 euro, hier, s'est échangé à plus d'1 dollar 51. Ce nouvel accès de faiblesse du billet vert fait suite à des commentaires de la Réserve Fédérale américaine, hier, qui a donné l'impression de ne pas vouloir faire grand chose contre cette dégringolade du dollar... manière d'accepter de relancer l'économie américaine au détriment du reste du monde. Wall Street apprécie. le Dow Jones a terminé à son plus haut depuis 14 mois, hier soir. A Paris, à l'inverse: on s'inquiète. "Le niveau du dollar est préoccupant pour les exportateurs français" redit Christine Lagarde. General Motors va supprimer 9000 emplois en Europe. Principalement, en Allemagne. En Belgique, l'usine GM d'Anvers pourrait fermer. Les sénateurs revoient le régime des donations familiales. Avec l'accord du gouvernement, un amendement au Budget 2010 a été adopté, hier. Désormais, c'est jusqu'à l'âge de 80 ans que les donations d'un grand-père ou d'une grand-mère à leurs petits-enfants seront exonérées d'impôt. Cette exonération, introduite par le fameux "paquet fiscal" de l'été 2007, était limitée jusqu'ici aux moins de 65 ans. L'objectif affiché, c'est de relancer ces donations familiales sensées "doper" la consommation des plus jeunes. En 2008, 90 000 ménages y ont recours, pour un don moyen de 19 400 euros.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.