Ce sera tout à l'heure, la 3ème réunion en 15 jours, au sujet de la Grèce. Sans compter, celle de samedi, par téléconférence. Ni les discussions bilatérales pendant le Sommet des chefs d'Etats et de gouvernements, en fin de semaine dernière. Sans compter non plus, cette réunion "secrète", révélée par la presse allemande, réunion "à huis-clos", qui se serait tenue, à Paris, la semaine dernière. Tout à l'heure, dès l'heure du déjeuner pour se donner plus de temps que d'habitude, les ministres des finances de zone euro ont, donc, une nouvelle fois, rendez-vous. "Nous sommes tout près d'une solution" affirme Paris. Angela Merkel, à Berlin, le dit aussi. Alors, pour tous ceux, lassés -et on les comprend- qui ne suivent plus cet éprouvant feuilleton du sauvetage de la Grèce, voilà où on en est exactement. La Grèce, aidée par ses partenaires européens, le FMI et la BCE se trouve, aujourd'hui, dans la situation que beaucoup lui prédisaient: la cure d'austérité qu'on lui a imposée, l'a plongé dans une recéssion qui n'en finit pas. Du coup, le pays, malgré ses efforts, ne tiendra pas les objectifs qui lui ont été fixés. En tout cas sur le critère de la dette, censée être ramenée à 120% du PIB en 2020. Aujourd'hui -enfin!- ses créanciers en ont pris conscience. Ou plutôt, ne peuvent plus faire semblant de croire le contraire. Mais, voilà, désormais, c'est sur les solutions à apporter que tout le monde s'oppose. Les gouvernements européens proposent de retarder les échances (puisqu'elles ne sont atteignables) et avancent un "mix" de solutions, comprenant notamment la baisse des taux d'intérêt proposés à la Grèce. C'est ce qui pourrait sortir de la réunion d'aujourd'hui. Mais le Fonds Monétaire International, lui, ne le veut pas de ces solutions d'attente et propose une solution radicale: effacer, à nouveau, une partie de la dette grecque, comme les banques ont accepté de le faire, au début de cette année. Ce que refuse Berlin et Paris, mais aussi la Banque Centrale Européenne. Et pour cause, cette solution pèserait très lourd dans leurs comptes. Des comptes publics déjà mal en point. Mais, pour beaucoup, on n'a plus le choix. Jusqu'ici les Etats n'ont fait que prêter de l'argent à la Grèce (en encaissant, au passage, les intérêts), ou ont apporté leur simple garantie à Athènes. Un responsable politique allemand l'a dit tout haut, la semaine dernière: l'heure est venue de payer notre aide à la Grèce avec du "vrai argent"!

Bras de... fer. Arnaud Montebourg pousse un peu plus loin son "bras-de-fer" avec ArcelorMittal, avec sa déclaration-choc à nos confrères des Echos, ce matin: "nous ne voulons plus de Mittal en France". Le ministre du Redressement productif tente de mettre un peu plus la pression sur le groupe sidérurgiste, alors qu'il reste 5 jours avant la fin de la période fixée pour trouver un repreneur à une partie du site de Florange. Arnaud Montebourg dénonce "la violence et la brutalité" de Mittal. Le ministre répète que Mittal doit cèder l'intégralité du site. Y compris, donc, la filière dite "froide", rentable. Il répète qu'il est prêt à envisager une "nationalisation transitoire".Plus-value. Le texte sur la taxation des plus-value de cessions, à l'origine du mouvement des "pigeons", va être rétabli. Déclaration de Pierre Moscovici, après le rejet vendredi du texte au Sénat. Ces dispositions fiscales seront réintroduites à l'identique lors d'un nouveau passage du texte à l'Assemblée nationale.

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