A la pompe, les automobilistes l'ont constaté: le prix des carburants est reparti nettement à la hausse, depuis plusieurs semaines. Ce n'est pas la "taxe carbone". Pas encore (ça c'est pour le 1er janvier). La raison, c'est tout simplement la hausse du cours du brut. Pas une hausse d'ailleurs, mais une envolée: +130% depuis février... son point le plus bas. Désormais, la barre des 80 dollars le baril est à nouveau franchie. Alors, est-ce que c'est grave? Pour tout ceux qui font leur plein, oui.. mais, en fait, non. Non, parce que 80 dollars le baril, c'est un prix qui convient quasiment à tout le monde. Aux pays producteurs d'abord, notamment l'Iran et la Russie qui ont beaucoup souffert quand le baril était à 30 dollars: la stabilité même de ces pays était en jeu! 80 dollars/le baril, ça convient aussi aux compagnies pétrolières: c'est un prix qui leur permet (de confortables bénéfices évidemment) mais aussi de poursuivre, de reprendre, certains investissements... l'exploration de nouveaux gisements... qui seraient impossibles à mener, avec un baril vendu moins cher. Enfin, 80 dollars/le baril, c'est un prix qui convient aussi aux pays consommateurs: il ne met pas en danger la reprise économique, et il ne décourage pas les politiques d'économies d'énergie. "C'est le bonheur" autrement dit: tout le monde est content... sauf que le "bonheur est éphémère" (c'est bien connu...)... et l'équilibre obtenu, un peu de façon "magique", ne va pas durer. Version pessimiste: les cours du pétrole vont continuer de grimper. Pouquoi? Parce que la spéculation fait rage, en ce moment, sur le marché du pétrole. Certains spéculent même physiquement, en stockant du brut sur des tankers: 120 millions de barils seraient actuellement en mer! Ca évidemment, ça pousse les prix vers le haut! Mais, dans les prochaines semaines, le baril de brut pourrait, tout aussi bien, faire le voyage inverse, et retomber à 60, 50 dollars. Voire plus bas encore. C'est la version optimiste? Pas vraiment, non... parce que ça, ça voudrait dire que la demande de pétrole n'est pas aussi soutenue que l'on pensait. . et donc, que la reprise économique, que tout le monde voit poindre, n'est finalement pas au rendez-vous. Les syndics de copropriétés sont dans le collimateur du gouvernement. Il existe 8 millions de logements en copropriété en France. Un marché de plus de 4 milliards d'euros mais où les litiges sont fréquents. Aujourd'hui, le Secrétaire d'Etat à la consommation, Hervé Novelli, va dévoiler une nouvelle réglementation pour mieux encadrer l'activité des syndics. Concrêtement, il s'agit de fixer la liste des prestations couvertes par le forfait payé chaque année par les copropriétaires. Elles ne pourront donc plus, comme aujourd'hui, faire l'objet d'une facturation supplémentaire. Cette annonce est attendue à l'occasion des Assises de la Consommation, lancées aujourd'hui par le gouvernement, avec l'idée de réorganiser le secteur des Associations de consommateurs. L'une des plus puissantes, UFC-Que choisir, a décidé de boycotter le rendez-vous. La relance, priorité absolue du nouveau gouvernement allemand. Elle passera, notamment, par 24 milliards d'euros de baisses d'impôts... et le renoncement à un retour rapide à l'équilibre budgétaire.

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