Les syndicats le réclamaient depuis longtemps, et finalement, ils se disent déçus. La bourse, elle, s'attendait à cette décision, mais a quand même sanctionné le titre France Télécom: -5,16%, en fin de séance hier. Tout ça parce que France Telecom/Orange a "brisé un tabou", selon les spécialistes. L'opérateur va réduire fortement les dividendes qu'il verse à ses actionnaires. De 1 euro 40, par action, ce dividende va passer à 80 centimes. Et si c'est un "tabou" qui est ainsi levé, du point de vue de la bourse en tout cas, c'est que France Telecom, a priori, n'était pas obligé de le faire. Stéphane Richard, son patron le dit: "contrairement à d'autres, nous n'agissons pas sous la contrainte". Selon lui, cette décision est volontariste. Il s'agit de retrouver un peu de marge de manoeuvre. Pour se désendetter. Pour investir (dans la 4G et la fibre optique). Pour amortir, surtout, le "choc" de l'arrivée de Free mobile, sur le marché de la téléphonie. L'Etat, qui détient encore 27% de France Telecom/Orange a donné son accord, même si le manque à gagner, pour lui, dépassera les 400 millions d'euros. L'évolution est notable, en juin dernier, ce même Etat avait refusé, en Assemblée générale, la baisse de dividende proposée par les syndicats. Les syndicats, eux, savourent à peine ce changement de pied. Ils soulignent que plus de 2 milliards d'euros seront quand même distribués, l'année prochaine. Et surtout que les destructions nettes d'emplois, chez France Telecom, vont se poursuivre. La modération salariale reste également au programme. Pour les clients, le plan présenté hier passera, aussi, par des téléphones portables plus chers, parce que moins subventionnés. Et puis, Stéphane Richard le dit: "je crois à une forme de remontée des prix" dans la téléphonie mobile. Il donne cet exemple, un peu bizzare, pour se justifier: "un forfait mensuel en illimité vaut, désormais moins cher qu'une place de parking, à Paris, pour une seule journée" (où le réseau passe mal, mais ça n'a pas de rapport). "Ce n'est pas tenable très longtemps" conclut le patron de France Telecom.

+2 euros. L'augmentation de la redevance télé n'est pas terminée! A l'Assemblée, au cours de l'examen du projet de budget 2013, les députés ont déjà validé une hausse de 4 euros, faisant passer la redevance télé de 125 à 129 euros. Ce matin, dans une interview aux Echos, le patron des sénateurs PS annonce le dépôt d'un amendement proposant 2 euros de plus. Soit une redevance à 131 euros. François Rebsamen assure avoir l'accord du gouvernement. Il s'agit, pour lui, de répondre à la sous-dotation de la télévision publique. "Je préfère, dit François Rebsamen, une petite hausse de la redevance à un plan social à France Télévision".A+. Standard & Poor's dégrade la note de BNP Paribas. La banque paie, ainsi, la dégradation de la situation économique en zone euro. L'agence de notation a, également, placé sous surveillance négative quasiment tout le secteur de la banque et de l'assurance, en France.+ tard. François Hollande recadre le débat sur la compétitivité. "Oui", le rapport Gallois sera pris en considération, a dit, hier soir, le Chef de l'Etat, mais qui rejette l'idée d'un "choc". François Hollande préfère parler d'un "pacte de compétitivité". La baisse des charges patronales se fera, dit-il encore, mais de façon progressive.

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