"Gonflé le Montebourg. Même langage que PSA: faut accepter notre sort pour sauver ceux qui restent". C'est par ce sms que Jean-Pierre Mercier, le leader de la CGT du site PSA d'Aulnay, réagissait, hier soir, aux propos d'Arnaud Montebourg, tenus un peu plus tôt, à la télé. Il y a eu la petite phrase sur le nucléaire "filière d'avenir" mais le ministre du redressement productif est aussi revenu sur la situation de Peugeot Citroën. Avec un ton nouveau. Finies les attaques contre la famille Peugeot. Hier, le ministre a interpelé les syndicats. En les appelant "à la responsabilité". Ils ne doivent pas "affaiblir le constructeur", a dit Arnaud Montebourg. Ils doivent penser "à ceux qui restent". "Faire la guerre, ça ne me paraît pas le bon terme" a conclut le ministre. "Faire la guerre", c'est bien l'expression que Jean-Pierre Mercier emploie. Hier encore (mais c'était un peu plus tôt, devant un café, à Paris), le chef de fille CGT l'a répété à plusieurs reprises. On avait pris rendez-vous avec lui pour connaître son état d'esprit, à quelques jours de la réouverture du site d'Aulnay, après la pause de l'été. "Faire la guerre", explique-t-il, l'expression m'est venue, spontanément, à l'annonce du plan social (la fermeture d'Aulnay et la supression de 8 mille emplois). "C'est terrible" se souvient-il, ça faisait 1 an que j'alertait sur ce projet, après avoir dévoiler un document interne sensé rester confidentiel, mais quand la nouvelle est tombée, le choc a été violent". "C'est le communiqué de la direction de PSA que j'ai pris comme une déclaration de guerre" ajoute Jean-Pierre Mercier, qui pense qu'Aulnay reste, en cette rentrée une "bombe sociale et politique". A partir d'aujourd'hui, il va préparer la mobilisation à venir: une tournée des sites Peugeot d'abord ("Poissy, Mulhouse Sochaux doivent nous suivre" dit-il). La semaine prochaine, il retrouvera ses collègues d'Aulnay. Il dit pouvoir compter sur 600 à 800 salariés très motivés, prêts à en découdre pour sauver le site. Lui, essaie de penser à tout: les coups à venir ("on va me reprocher mon appartenance à Lutte ouvrière" anticipe-t-il notamment. Il a aussi analysé, méthodiquement, les conflits emblématiques de ces dernières années (Total, Continental): notre mobilisation sera "froide, consciente, profonde" annonce-t-il. Mais vos actions prendront quelle forme? "C'est bien une question de journaliste" répond-il, "ce sera ce que les salariés de PSA décideront de faire".

Nein. Le patron de la Bundesbank refroidit les ardeurs de la Banque Centrale Européenne. L'allemand Jens Weidmann, membre de la BCE, s'exprime, ce matin, dans le Spiegel. Il redit son hostilité à tout rachat de titres de dettes publiques, au sein de la zone euro, une idée soutenue par Mario Draghi, son président. Une solution avancée pour soulager l'Italie et l'Espagne. Pour le patron de la Bundesbank, de telles opérations seraient un retour de la "planche à billets". Evidemment, il n'en veut pas. Il poursuit: "ces opérations de financement peuvent rendre accro, comme une drogue".Chute. A la bourse de Séoul, le titre Samsung perdait de plus de 7%, ce matin. C'est la sanction boursière, après la décision, vendredi, de la justice américaine qui a condamné Samsung à verser 1 milliard de dollars à Apple pour lui avoir voler des brevets, concernant l'iphone et de l'ipad.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.