Elle est apparu dans les années 60. En France, on peut dire que c'est avec la privatisation de TF1 et la multiplication des chaînes commerciales, qu'on a véritablement fait sa connaissance: c'est prioritairement son "temps de cerveau disponible" que les publicitaires convoitent. Elle, c'est la "ménagère de moins de 50 ans". Cible privilégiée des annonceurs... jusqu'ici parce que c'est le Figaro qui nous l'apprend, ce matin (dans sa page "médias et publicité"), la ménagère de moins de 50 ans est en passe de disparaître. Elle est devenue, en tout cas, "has been"., écrasée par une nouvelle venue, qui lui ressemble pourtant comme 2 gouttes d'eau: la "digital mum". En Français: la "maman numérique". Nouveau concept de publicitaires qui parlent d'une "nouvelle cible universelle, plus en phase avec la réalité de notre société". La ménagère de moins de 50 ans, un peu gourde, ne savait pas se servir d'internet, la "digital mum", elle, "relie parfaitement les mondes physiques et numériques". Ainsi, pour mieux connaître cette "digital mum", il vient d'être créé un Baromètre trimestiel. Un sondage qui va tenter de mieux cerner sa personalité. Qui es-tu "digital mum"?: les concepteurs répondent. C'est une femme, ayant au moins 1 enfant à charge, et se connectant au moins une fois par semaine à Internet. En France, elles représenteraient 17% de la population des 15 ans et plus (ceux qui ont de l'argent à dépenser). il y aurait donc 8,7 millions de "digital mum" en France: forcément une près de chez vous. Ou même chez vous. On ne rit pas, mais l'inventeur du concept précise qu'en fait, 80% des "digital mum" sont des ménagères de moins de 50 ans: on a, du coup, un peu l'impression de tourner en rond, même si la version moderne a plus de revenu que son double baby-boomer, non connectée. Précision suplémentaire: la "digital mum" a, en moyenne 40 ans, mais l'étude précise... "elle a le sentiment d'en avoir 33"! La "digital mum" achète autant dans les magasins que sur le Net. Elle passe de l'un à l'autre, sans aucun problème: c'est donc aux entreprises de s'adapter: c'est toute l'idée du concept. "Pas facile" parce que l'étude le montre également: la "digital mum" agit autant par intuition que par raison. Rupture d'approvisionnement. Renault doit réduire sa production, faute de pièces. Ces ruptures n'ont rien à voir avec la situation au Japon. Elles sont la conséquence de la reprise économique: pendant la crise, beaucoup de sous-traitants de Renault ont réduit leur production. Ils ont même licencié. Mais avec la reprise des ventes, ils sont du mal, aujourd'hui, à reprendre la cadence: c'est en tout cas, comme ça que Renault justifie les mesures de chômage partiel imposé depuis hier dans son usine de Douai, dans le Nord. 4 jours d'arrêt de la production, sur certaines chaînes. Mais les salariés conservent la totalité de leur salaire. Viva Italia! L'OPA du Lactalis sur Parmalat. Elle a été lancée, hier. Si elle réussi, elle fera du groupe français, qui commercialise, notamment, le camembert Président, le n°2 mondial des produits laitiers. Devant Danone. Mais derrière Nestlé. Précision. Christine Lagarde a investi, pour la première, dans l'entreprise Applicatour, le 15 juin 2009. Et non en 2008. (voir chronique du 26 avril)

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