Aux Etats-Unis, cette question est encore vive. Les patrons des grandes banques et des grandes institutions financières du pays ont payé, déjà, pour cette crise: ils ont tous été débarqué. Leurs successeurs paient, également aujourd'hui, leur arrogance. Le retour des bonus géants de Wall street a, récemment provoqué une forte réplique de Barack Obama. En 2 temps. D'abord, avec l'instauration d'une "super taxe". Ensuite, avec l'annonce d'une réforme sans précédent du système financier. Mais, au Congrès américains, certains élus (Républicains et Démocrates) estiment que tous les responsables de la crise n'ont pas été sanctionnés. Tactiquement, c'est une façon pour eux de s'opposer aux projets de Barack Obama. Mais ils s'appuyent sur une partie de l'opinion publique, toujours très remontée. Et qui demande que des têtes tombent. A ce jeu de massacre, 2 hommes sont dans le collimateur. Le premier, c'est le président de la Réserve Fédérale américaine: Ben Bernanke. Son mandat expire, ce dimanche. Barack Obama souhaite sa reconduction mais au Sénat, qui doit la valider, certains renâclent. Ils estiment qu'il a mal fait son travail avant la crise. Il n'a rien fait pour empêcher la bulle immobilière de gonfler (et ensuite d'éclater). Il a permis le développement d'activités financières "gravement irresponsables" pour reprendre l'expression d'une sénatrice démocrate! A ce stade, et alors que le vote est prévu demain, Ben Bernanke n'est pas certain d'obtenir la majorité suffisante pour être reconduis. L'autre responsable, dans la tourmente, et sans doute dans une situation plus délicate encore, c'est Tim Geithner, l'actuel secrétaire américain au Trésor. Aujourd'hui, il va être entendu par des Parlementaires... sommé de s'expliquer sur ces agissements, fin 2008, quand il était alors patron de la réserve fédérale de New York. C'est lui qui a piloté le sauvetage de l'assureur AIG. Le sauvetage plus cher de toute l'Histoire: 175 milliards de dollars injectés... mais qui sont allés en partie dans les caisses de banques étrangères (pour la France, la Société générale, la BNP, le Crédit agricole), dans des conditions très favorables. Or, à l'époque, ces remboursements (qui font hurler, aujourd'hui, aux Etats-Unis) sont restés secrets, et c'est Tim Geithner qui aurait imposé ce silence. Aujourd'hui, on estime qu'il est le "maillon faible" de l'administration Obama. Titularisation: Bercy n'est pas forcément sur le même longueur d'onde que Sarkozy. Sur TF1 lundi soir, Nicolas Sarkozy s'est dit "prêt à envisager la titularisation progressive des agents de l'Etat contractuels". "On ne peut pas les laisser en situation de précarité" a dit le Chef de l'Etat mais à Bercy la tonalité est légèrement différente. "La question des non-titulaires" sera bien discutée cette année, avec les syndicats, explique le ministère de la fonction publique mais pas question d'un vaste Plan de titularisation, qui va à l'encontre de l'objectif de baisse globale des effectifs. Bercy veut bien, en revanche, étudier la transformation plus systématique des "CDD à répétition" dans la fonction publique... en CDI de droit privé. La bouffée d'optimisme du FMI. Le Fonds Monétaire International relève ses prévisions de croissance mondiale, pour 2010, à presque 4%! La retraite. En 2009, les nouveaux retraités ont liquidé leurs droits, plus tard. A 61 ans et demi, en moyenne dans le privé. 6 mois de pluss, qu'en 2008. C'est une inversion de tendance. Les départs anticipés (pour ceux qui ont commencé à travailler tôt), notamment, sont moins nombreux.

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