La Société Générale ne vaut-elle vraiment que les prix de son siège social (ses grandes tours de la Défense) et de ses agences de centre-ville? Peugeot Citroën n'a-t-elle pas, quand même, pluss de valeur que ses seules usines? Saint Gobain, GDF Suez ou encore Véolia ne sont -elles pas des entreprises qui ont un savoir-faire, une réputation, un potentiel qui méritent d'être reconnus, et donc valorisés? C'est surprenant, mais à ces questions (que j'ai grossièrement caricaturées), la bourse, aujourd'hui, répond 3 fois "non". "Non", les entreprises du CAC 40 ne valent pas forcément pluss que leur "valeur à la casse", c'est à dire le prix qu'on leur donnerait s'il fallait les liquider, ou les vendre dans l'urgence. C'est le constat qui ressort d'une étude que vient de publier le cabinet spécialisé Ricol Lasteyrie. Elle révèle, donc, que la capitalisation boursière totale du CAC 40 ne dépasse pas la valeur totale des fonds propres des entreprises qui le composent. Soit 800 milliards. C'est inquiètant parce que le cours de bourse doit normalement refléter, non pas la valeur du moment d'une entreprise, mais son potentiel, autrement dit, sa valeur future, celle qu'on anticipe. Mais, aujourd'hui, le futur ne vaut pas mieux que le présent, à la Bourse de Paris. Ce qui veut, donc, dire que les investisseurs estiment que les 40 plus importantes entreprises françaises -prises collectivement- ne portent aucun espoir de croissance dans les mois ou les années qui viennent. La puissance de leur marque, de leur savoir-faire, leur richesse "immatérielle" n'est pas, non plus, prise en considération. C'est, évidemment, tout à fait anormal (parce que leurs résultats financiers sont bons) mais c'est le signe -un de plus!- de la déprime, actuelle, des marchés. Cela dit, toutes les entreprises ne sont, évidemment, pas logées à la même enseigne. Sans surprise, les banques, les assureurs sont parmi les plus maltraités, même si c'est Peugeot Citroën qui enregistre le décrochage le plus marqué (Renault n'est pas très loin). A l'inverse, les groupes les plus "internationaux" s'en sortent bien: leur capitalisation est nettement supérieure à leurs fonds propres. Il s'agit de l'Oréal, LVMH, Danone, Air liquide, Alstom, EADS. Et en tête de classement, Essilor. Le n°1 mondial des verres ophtalmiques est une star discrête du CAC 40 mais très efficace: son titre, en bourse, a plus que doublé, en 3 ans.

Euro-obligations. Angela Merkel redit très clairement son opposition aux euro-obligations. Les euro-obligations, c'est une façon de "partager" les dettes au niveau européen. La France les soutient. Hier, devant les alliés de sa coalition gouvernementale (le FDP), la Chancelière allemande a assuré qu'il n'y aura pas d'euro-obligations "aussi longtemps que je vivrai" a-t-elle dit. Alors, on vous souhaite "longue vie" ont répondu les députés libéraux allemands. Angela Merkel sera reçu, ce soir, à l'Elysée par François Hollande.

Chômage. 33 300 chômeurs de pluss inscrits à Pôle Emploi, en mai. C'est 13ème mois consécutif de hausse.

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