C'était dimanche. Dans le Journal du même nom. 2 lignes, dans la chronique "les indiscrets": "Anne Lauvergeon, dont le mandat arrive à terme en juin, n'est pas encore assurée de rester à son poste". C'est le dernier exemple en date (sauf erreur de ma part) du régime auquel est soumise la patronne d'Areva, depuis quelques années. Areva "champion français du nucléaire". Et Anne Lauvergeon "championne française" (toute catégorie) de ces fameux "indiscrets" ou autres "confidentiels", qu'on trouve dans les pages des hebdomadaires. On s'en délecte, il faut l'avouer, même si ce sont ce toujours des infos, très courtes, pas recoupées. Jamais sourcées. Info ou intox, on n'hésite toujours à les prendre au sérieux. En tout cas, au pied de la lettre. Si Anne Lauvergeon est très présente dans ces rubriques, c'est que depuis des mois et des mois, on annonce... on prédit son départ. C'est devenu un interminable feuilleton à rebondissements. Il y a un peu plus d'un an, son sort était scellé: Nicolas Sarkozy n'en voulait plus: "elle ne finira pas son mandat à la tête d'Areva" affirmaient les "indiscrets" des journaux. Mais aussi des longs articles étayés et bien informés, qui lâchaient les noms de ses possibles successeurs. Lauvergeon est, finalement, restée. Mais la fin de son mandat approchant, les rumeurs, cette fois-ci de sa "non-reconduction", ont repris... avant de s'évanouir avec la catastrophe de Fukushima. Pour l'Elysée, il ne serait plus question de la remplacer. "La situation ne permet plus de mettre un néophyte à sa place" lisait-on dans les "confidentiels". C'était la tendance jusqu'aux 2 lignes, lues ce week-end, dans le JDD. Dans l'entourage d'Anne Lauvergeon, on ne commente plus ces rumeurs depuis longtemps. Et on attend la décision du Président de la République, qui ne devrait plus tarder. Dans l'Express cette semaine, Jean-Cyril Spinetta, le président du Conseil de surveillance d'Areva (dans une longue interview) redit son soutien à Anne Lauvergeon. "La continuité est la clé du succès", affitrme-t-il. Les fonctionnaires partent à la retraite de plus en plus tard. En moyenne (et si on exclut du calcul les militaires), l'âge effectif de départ à la retraite des fonctionnaires est, désormais, tout proche des 60 ans. 59 ans et 9 mois, exactement selon une note de Bercy, révélée ce matin par les Echos. Les fonctionnaires partent à la retraite de plus en plus tard, depuis la réforme de 2003. Dans le secteur privé, l'âge effectif de départ à la retraite est nettement plus "tardif": 61 ans et 5 mois, en moyenne. Grèce, suite. Le FMI menace de ne pas verser l'aide promise à la Grèce. En fait, la "5ème tranche" du prêt de 30 milliards d'euros, accordé à Athènes, il y a 1 an. Cet argent doit être débloqué fin juin (selon le calendrier prévu initialement) mais hier, le Fonds Monétaire International a expliqué qu'à ce stade, il n'a pas obtenu l'assurance que le pays soit en mesure de le rembourser. Il pourrait, donc, bloquer son versement. Reset? Le patron de Microsoft, en difficulté. Un investisseur influent de Wall Street a, publiquement, réclamé la tête de Steve Ballmer, hier. "Il est coincé dans le passé", selon ce financier.

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