L'éco du jour par Régis Lachaud. _____ Moins 0,3% en un mois en moyenne pour l'ancien, selon la FNAIM, qui publiait hier ses chiffres du mois de février. Moins 0,3% c'est pas grand chose mais quand même. Ce résultat confirme la tendance baissière du marché, après un rebond ponctuel au mois de janvier. En rythme annuel, par rapport à février 2008, la baisse est de 5,1%. Et ça n'est qu'une moyenne nationale. Dans certains endroits, les prix de vente des logements anciens ont chuté de 20% en un an. Avec des baisses souvent plus prononcées pour les maisons que pour les appartements. Evidemment, la crise immobilière française n'a rien à voir avec celle des Etats-Unis ou de l'Espagne et de la Grande-Bretagne, les deux pays européens les plus touchés. Mais les professionnels sont tout de même inquiets. L'activité du secteur accuse un recul de 20% en janvier et février. Après déjà une chute du nombre de transactions de 25% l'an dernier, moins de ventes réalisées, c'est bien sûr moins de commissions pour les agences immobilières. Plus de 3000 ont fait faillite en 2008 selon les organismes professionnels, sur un total estimé à 25.000. Pour l'année à venir, la Fédération Nationale des Agents Immobiliers prévoit encore une baisse moyenne des prix. Autour de 10%, en moyenne. Ce qui fera tout de même des heureux. Les candidats à l'achat retrouvent en effet du pouvoir d'achat dans l'immobilier après la flambée des dernières années. Rappelons qu'en moyenne, le prix d'un même logement avait doublé entre 2000 et 2007. Mais les professionnels ne croient pas au krach immobilier en France. Ils soulignent le manque de logements qui persiste, contrairement à l'Espagne où on a beaucoup trop construit. Ils notent aussi qu'en Grande-Bretagne, les prix avaient encore plus augmenté qu'en France. Et surtout, ils croisent les doigts pour que la récession ne dure pas trop longtemps. Comme tout le monde ! Le feuilleton des bonus versés par les entreprises continue. Natixis a versé pas moins de 90 millions d'euros de bonus à ses traders, malgré ses pertes financières (2,8 milliards d'euros en 2008). Information du quotidien "Les Echos". La filiale commune des banques populaires et des caisses d'Epargne a bénéficié d'une aide publique de deux milliards d'euros en fonds propres à l'automne. De leur côté, les dirigeants de GDF-Suez , Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, ont annoncé hier qu'ils renonçaient à bénéficier de leurs stock-options, "dans un souci de responsabilité" selon le communiqué du groupe. L'Elysée l'a confirmé hier. Un décret sera publié la semaine prochaine sur le sujet. Objectif : "préciser les conditions d'interdiction des stock-options et autres avantages financiers pour les dirigeants des entreprises qui bénéficient du soutien de l'Etat." Air France perd de l'argent pour la première fois de son histoire. La compagnie annonce un déficit d'exploitation de 200 millions d'euros pour l'exercice qui se terminera le 31 mars.

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