C'est ce soir, à 19h, que seront publiés, officiellement, les chiffres du chômage, pour le mois d'octobre. Il n'y a pas de suspens puisqu'il y a 2 jours (à l'occasion d'une interview opportunément accordée au site web de "Paris Match"), Laurent Wauquiez nous a tout dit : ils seront très mauvais ! Le secrétaire d'Etat à l'Emploi a même donné l'ampleur de cette hausse du nombre des inscrits à l'ANPE : "la même qu'en août dernier", a-t-il dit, soit environ 40 mille demandeurs d'emploi supplémentaires. Rue89.com affirme même que ce sera + 45 mille ! La barre des 2 millions de chômeurs (dans la catégorie "officielle" puisqu'il ne s'agit que celle-là. Il y en a d'autres), cette "barre des 2 millions" va être, à nouveau, dépassée ! Révéler une mauvaise nouvelle, même si elle est attendue (qui sera surpris qu'en cette période de crise, le chômage augmente ?) révéler une mauvaise nouvelle, c'est toujours compliqué pour un gouvernement, qui tente, du coup, souvent de biaiser. Ce mois-ci, la ficelle est grosse : Laurent Wauquiez a choisi une méthode qu'on pourrait appeler la méthode de la "fuite officielle": c'est une déclaration -avant la date prévue de publication- qui prépare l'opinion publique à une hausse importante du chômage. Du coup, quand le chiffre officiel tombera (ce soir), ce ne sera déjà plus, tout à fait, une information. La méthode est aussi vieille que la politique, sans doute, mais le souci là, c'est que fin septembre, il s'est produit exactement la même chose. C'est encore le site Rue89 qui sortait le chiffre de l'ANPE (+ 42 mille) quelques jours avant la publication officielle. Et quelques heures avant un discours de Nicolas Sarkozy consacré à la crise, le "discours de Toulon". Mais là -problème- Laurent Wauquiez n'a pas aimé. Pas aimé du tout. Il a même lancé une enquête administrative pour savoir d'où venait cette fuite. Pas résultat, à ce jour, de cette enquête. Pour ce mois-ci, en tout cas, Laurent Wauquiez n'aura pas à chercher très loin l'origine de la fuite. François Fillon veut déraper. Mais pas trop. Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire "Challenges", le Premier ministre affirme qu'il n'est pas "pas question" que le déficit public français "dérape" vers les 4%, l'année prochaine. En revanche, c'est sûr : il sera au-dessus de 3%. François Fillon exclut tout Plan de relance "à l'américaine". Les mesures, que prépare le gouvernement, explique-t-il, vont privilégier la production et non la consommation. Airbus, victime du "coup de froid" diplomatique franco-chinois. C'est la rencontre prévue entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï-Lama qui froisse Pékin, qui vient d'annuler une visite prévue pour la semaine prochaine en France. Airbus devait signer, à cette occasion, une "très belle commande" avec les Chinois. 116 euros par an. Les ordinateurs, peut-être, bientôt soumis à la redevance télé. La mesure est à l'étude à l'Assemblée nationale, dans le cadre de l'examen du projet de Loi audiovisuel.

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