Elle nous ramène à Dubaï et, surtout, à la "panique" d'hier sur marchés financiers. Panique "totalement injustifiée" ont expliqué les spécialites de la bourse: "Dubaï, ce n'est pas les subprimes" m'a résumé l'un d'eux. Ce n'est pas, non plus, un nouveau domino qui tombe, et qui va en entraîner plein d'autres avec lui! Les sommes en jeu, par ne parler que d'elles, sont sans commune mesure avec le volume des produits toxiques, qu'on a retrouvé, un peu partout dans les comptes des grandes banques, il y a un an. Alors pourquoi, ce mouvement de panique, hier? Il y a une raison technique, d'abord: le volume d'échanges était très faible hier, en l'absence des investisseurs américains, en congés pour Thanksgiving. Dans ce cas-là, la tendance est toujours amplifiée. Au delà de ce que l'événement mérite. Il y a la technique donc. Mais il y a aussi l'irrationnel. La peur. En tout cas, la crainte -sous-jacente- qu'on n'est pas sorti de la crise aujourd'hui. Ca nous renvoit à la figure les 3 grands risques que courre, en ce moment, l'économie mondiale. Le premier, c'est précisément ce qu'on vit avec Dubaï, même si c'est un cas très particulier: la faillite ou la quasi-faillite d'un Etat. Avec la dette publique, accumulée partout dans le monde, en raison de la crise et des plans de relance déployés, le risque d'un "krach" de la dette est évoquée par les économistes. On a vu ce qui s'est passé pour l'Islande, il y a quelques mois. Nombre de pays émergents, ou pays de l'Est, ont dû également faire appel au FMI. En Europe, la Grêce inquiète... avec le risque d'un "effet domino" pour le coup ravageur. 2ème crainte: les nouvelles bulles spéculatives. Beaucoup de liquidités ont été injectées, ces derniers mois. L'activité économique ne reprenant pas, ces fonds se placent sur des marchés spécifiques et entretiennent la spéculation. L'or, par exemple atteint des sommets en ce moment. 3ème et dernière crainte: la fameuse récession en W, le retour de la crise, après la période que l'on vit en ce moment, d'un léger frémissement de l'activité... mais qui n'est pas capable de résorber le chômage et qui ne met pas fin aux défauts de paiement des entreprises et des ménages. Bref: l'échec de la relance! Ce sont bien ces 3 craintes que vient nous rappeler Dubaï aujourd'hui. Dubaï, son "bling-bling" et sa quasi-faillite inquiètent la bourse. En Asie ce matin, comme en Europe hier, les places boursières ont toutes reculé. A Paris, Londres, Francfort et Tokyo d'un peu plus de 3%. Partout, c'est, donc, la situation de Dubaï qui inquiète. L'émirat vient de réclamer un moratoire sur sa dette. Les banques européennes seraient engagées pour plus de 13 milliards. Présente à Dubaï, BNP Paribas affirme ne pas être exposé à la bulle immobilière qui a d'explosé, là-bas. La forte augmentation du chômage. Ici. +2% en octobre. Dans la catégorie officielle, ça donne 52 400 demandeurs d'emplois supplémentaires. Vladimir Poutine à Paris. Le Premier ministe russe vient, notamment, signer un Accord avec Renault, actionnaire du constructeur automobile AvtoVAZ, qui fabrique des Lada, et qui n'est plus très loin de la faillite. Renault accepte d'apporter son aide technologique au Russe, pour un montant de 240 millions d'euros. Dans le même état qu'AvtoVAZ, l'armateur français CMA CGM croule sous les dettes. C'est le n°3 mondial du fret maritime, mais il est plombé par la crise. 4000 emplois en France sont en danger. L'Etat pourrait, via le Fonds d'Investissement Stratégique, venir à sa rescousse.

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