Petit incident, à l'Assemblée nationale hier, lors de la séance des questions au gouvernement. Le député communiste André Gerin a dû batailler, quelques instants, avec les huissiers, qui tentaient de lui arracher des mains, la photo qu'il brandissait, un photomontage, représentant Nicolas Sarkozy et son frère Guillaume, sous le slogan "Ensemble, tout devient possible" (le slogan de 2007). Quelques instants plus tôt, au micro, l'élu communiste avait dénoncé ce qu'il affirme être une sorte de "pacte" entre les 2 frères: le Président de la République défaisant la retraite par répartition pour permettre à son frère, Guillaume Sarkozy, patron du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, de développer, en France, la retraite par capitalisation, à "l'anglo-saxonne" pour faire court. De retour sans son bureau, après la séance, calmé, André Gerin s'explique: l'article 32 de la réforme ouvre, clairement, la voie au développement, en France, des produits d'épargne-retraite, basés sur la capitalisation. Et un "jeu de vases communiquants" se met en place, dit-il: les pensions vont baisser de 8%, dans les prochaines années. Les assurés sociaux vont, donc, forcément se tourner vers l'épargne privée. Un marché qui pourrait croître jusqu'à 100 milliards d'euros! C'est là qu'apparaît Guillaume Sarkozy. Le patron de Malakoff Médéric est en train, précisément, de créer, à côté de son activité traditionelle de gestion des retraites complémentaires, une filiale chargée de vendre des produits individuels d'éparge-retraite. Comme partenaires dans cette aventure, Malakoff Médéric a embarqué CNP Assurances (un autre groupe mutualiste) et son actionnaire principal, la Caisse des Dépôts (groupe public). Pour André Gerin, c'est clair: c'est le frère-président qui a aidé le frère-patron a boucler son tour de table.... Malakoff Médéric rejette, évidemment, en bloc ces accusations. Il se dit "victime d'amalgame et de désinformation". Malakoff Médéric insiste: "nous sommes un groupe paritaire, mutualiste, à but non-lucratif. Pas d'actions, pas de dividendes, pas de stock-options chez nous". Si le projet de filiale existe, bel et bien, il a été validé, à une large majorité par les syndicats, présents au Conseil d'administation de Malakoff Médéric. Un responsable syndical, dont l'organisation n'est pas la moins virulente dans les cortèges contre la réforme(c'est Force ouvrière) confirme: "oui", il a voté en faveur du projet. Parce qu'il existe une vraie demande. Parce que toutes les sociétés du secteur développent ce genre d'activités. Et ce syndicaliste de défendre, finalement, le patron: "s'il ne s'appelait pas Sarkozy, on ne parlerait pas de cette histoire"! Le football, en France, génère 25 mille emplois! C'est la première fois qu'une telle estimation est, ainsi, publiée. On la trouve dans le Figaro, ce matin. C'est le cabinet d'audit Ernst & Young qui a réalisé cette étude, commandée par les clubs professionnels qui veulent casser leur image de "sport-fric". Ainsi, donc, le football professionnel français génère 25 mille emplois, directs ou indirects: c'est un tout petit plus que le cinéma, autre industrie du spectacle. Chaque footballeur professionnel est à l'origine de la création de 22 emplois, en France. Les grèves contre la réforme des retraites. Et leurs conséquences. Réactivation, aujourd'hui, à Bercy, d'une "cellule spéciale" de veille économique. Elle avait été créée au moment de la grippe A. Elle doit, aujourd'hui, venir en aide aux secteurs affectés par la pénurie de carburants: la chimie, les travaux publics, les transports et le secteur du tourisme notamment.

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