La chasse à l'or est-elle terminée? Vous savez, celle qui fait que certains grattent leur fonds de tiroir, fouillent leur grenier, ou se rappellent au bon souvenir de leur Mamie? C'est cette même "chasse à l'or" qui, parait-il, fait grimper le nombre des cambriolages ou des vols de sacs à main? C'est depuis 2-3 ans, et plus fort encore depuis quelques mois, que cette "chasse" a été ouverte: depuis l'envolée des cours de l'or, qui a tranformé la vente de bijoux, de dents ou de lingots, en "sport national". Le vieux collier d'une tante, un peu oubliée, peut rapporter plus de 2 mille euros. Je ne mens pas: c'est un cas récemment entendu à la machine à café de France Inter.Mais voilà, tout ça est-il en train de prendre fin? La question se pose parce que le marché de l'or vient de vivre un retournement assez spectaculaire. Depuis jeudi, l'once d'or a perdu un peu plus de 10% de sa valeur. Le record absolu de début septembre (1.900 dollars, l'once d'or) n'est plus qu'un souvenir: 300 dollars ont été perdu depuis. Ce n'est pas encore la catastrophe -loin de là, même!- mais cette inversion de tendance surprend: pourquoi l'or a-t-il perdu de son brillant, alors que les raisons qui l'ont fait grimper n'ont pas disparu. La crise, dans la zone euro, est toujours là. La crainte d'une nouvelle récession aussi. L'or reste une "valeur refuge" autrement dit. C'est vrai mais un autre refuge, une "devise-refuge", cette fois-ci, lui vole la vedette depuis quelques jours: c'est le dollar. Le "billet vert" est de retour. Hier, il était au plus haut depuis 8 mois, face à l'euro. Et i y a donc un effet mécanique: le dollar plus cher renchérit le prix de l'or, et les investisseurs se détournent du métal jaune. Il y a une autre raison avancée: l'or est aujourd'hui victime de son succès. Il est presque le seul actif qui rapporte encore aujourd'hui (+12% depuis le début de l'année): les investisseurs qui perdent aujourd'hui beaucoup en bourse, compensent donc leurs pertes, en vendant leur or, toujours rentable. D'où cette baisse, assez brutale, de son prix. Une baisse qui ne durera pas, affirment ceux qui croient, dur comme fer, en l'or. Et dans ses capacités, à reprendre très vite son incroyable envolée.

Total et ses banquiers. Le groupe pétrolier français vient de décider de limiter le nombre des banques dans lesquelles il dépose son argent. 20 milliards d'euros de liquidités. C'est clairement la crainte d'une crise du crédit en Europe, qui motive cette décision. Total réduit, aussi, la durée de ses dépôts. Et les répartit sur toute la planète pour limiter les risques. "Nous gardons confiance dans les banques françaises", précise Total qui, ultime précaution, a obtenu de pouvoir déposer des fonds directement à la Banque de France, si la situation devait empirer.FESF. Pour éviter qu'elle ne s'aggrave justemment, les dirigeants européens cherchent, malgré les réticences de l'Allemagne, à renforcer la taille et les pouvoirs du Fonds Européen de Stabilité Financière. Il pourrait à l'avenir participer à la recapitalisation des banques en difficulté.Angela et Georges. Aujourd'hui, Angela Merkel reçoit le Premier ministre grec Georges Papandréou, à Berlin.

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