C'est un concurrent de Leclerc qui parle: "Michel-Edouard est très fort. Très bon communiquant. Il nous a pris de court! Ce week-end, on réfléchissait à la même solution (proposer des carburants à prix coûtants), mais Leclerc nous a devancé". C'est vrai qu'il a fait fort, hier, Michel-Edouard Leclerc. Sur une radio concurrente (que je ne citerai pas, après tout, on est nous aussi en compétition), le patron des Centres Leclerc raconte: "je rentre de vacances. J'ai pris ma voiture hier soir et j'ai bien vu comment les automobilistes, dans les stations d'autoroute, regardaient les prix à la pompe. J'ai pris cette décision: pendant tout le mois de septembre, tous les carburants vendus chez moi le seront à prix coûtants". "Vous faîtes votre pub, là" demande notre excellent confrère (de cette radio concurrente). "Evidemment. Je suis commerçant. Quand on m'invite à la télé ou à la radio, je ne fais que ça... ma publicité!" répond, tout de go, Michel Edouard Leclerc. Une auditrice appelle: "pourquoi ne pas l'avoir fait en août, pendant les vacances?". "Mais, je l'ai fait" répond-il, du tac-au-tac, dévoilant, ainsi, les dernières grosses ficelles de sa communication: il vient à la radio, invité du journal, révéler une initiative... qui existe déjà. Chez Systeme U, qui s'est immédiatement aligné sur son concurrent, on explique tout. Sans complexe, là encore. "Les opérations "carburants à prix coûtants", on en mène très régulièrement. Pour les départs en vacances, à la rentrée, c'est quasiment systèmatique. C'est comme une promo dans un de nos rayons. La seule différence, là, c'est qu'elle durera plus longtemps que d'habitude: un mois complet. On s'inscrit, en fait, parfaitement, dans le créneau fixé par le Premier ministre: un geste "modeste et provisoire". Comme le sera, donc, la baisse des taxes sur les carburants qu'annoncera, aujourd'hui, le gouvernement, dans une une autre opération de communication bien réglée. Au final hier, toutes les grandes enseignes ont bougé, plus ou moins. Intermarché (bêtement classique) a achété des encarts publicitaires dans les journaux (prix coûtant jusqu'à la fin de l'année, mais seulement pour le super sans plomb 95). Carrefour, de son côté, a expliqué qu'elle a mis en place, depuis longemps un système qui l'aide à rester toujours moins cher. Pour la grande distribution, les carburants restent, défintivement, l'un de leur meilleur produit d'appel. Et la concurrence est rude. "Parce que le prix de l'essence, explique un professionel, c'est le seul prix que nous affichons en gros, devant nos magasins".

Un peu. Le gouvernement va abaisser sa prévision de croissance pour l'année prochaine. Aveu, hier, de Jean-Marc Ayrault dans le 20h de France 2. L'hypothèse de croissance pour 2013 va être "un peu" revue à la baisse, a dit le Premier ministre, qui a refusé d'en dire plus. A ce stade, elle est fixée à 1,2% mais le consensus des économistes tourne autour d'un demi-point seulement de croissance, l'année prochaine. Moins de croissance, c'est moins de rentrées fiscales et donc, des économies supplémentaires, ou de impôts nouveaux, pour tenir les objectifs de réduction des déficits.Beaucoup. La déculottée de Samsung, hier à la bourse. Après sa condamnation, face à Apple. Samsung a perdu, en une seule séance, 12 milliards de dollars de capitalisation boursière.Encore. Le Crédit Agricole. Les résultats du 2ème trimestre de la banque viennent d'être publiés. Son bénéfice trimestriel est divisé par 3, à 111 millions d'euros. En raison de la situation en Grèce et en Italie.

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