L'estimation, on l'a trouve au détour d'un paragraphe. Précisément, page 64 de la dernière note de conjoncture de l'INSEE, publiée il y a quelques jours. Pas plus d'explications. Au service de presse de l'INSEE, on confirme le chiffre évidemment, et on précise qu'effectivement il n'y a rien de plus à dire! Cette phrase, je vais vous la lire, elle est très courte et met un terme, en partie (en partie seulement) à l'un des débats les plus vifs de l'année, débat sur les effets de l'arrivée de Free, dans la téléphonie mobile. A coup de déclarations incendiaires (dernière en date relevée, celle de Stéphane Richard, le patron d'Orange, dans le Figaro "arrêtons le massacre dans les telecoms!"), à coup de tribunes libres, d'études d'impact contradictoires, les uns et les autres se sont étripés, cette année, sur cette question. Alors c'est sur l'aspect "prix" -le moins constesté- que l'INSEE tente de mettre tout le monde d'accord. Voici, donc, la phrase: "Les baisses de prix dans les télécommunications ont contribué à hauteur de -0,3 point, à l'inflation, depuis le début de l'année". L'institut ajoute, mais ce n'est pas surprenant, que l'effet commence à s'estomper. 0,3 point de pourcentage en moins, c'est considérable. Ca veut dire que là où l'inflation est à 1,4% aujourd'hui, elle serait à 1,7% si Free n'était pas venu bousculer les opérateurs en place, Orange, SFR et Bouygues. Voilà qui donne, rétrospectivement, raison à Arnaud Montebourg, qui dans un tweet, devenu célèbre, en janvier dernier, au moment du lancement de Free mobile, avait affirmé, en pleine campagne présidentielle (ceci explique cela): "Xavier Niel (le patron de Free) vient de faire plus pour le pouvoir d'achat des Français que Nicolas Sarkozy en 5 ans". Mais voilà, devenu ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg est passé dans l'autre camp. Celui qui s'inquiète, qui critique Free et sa stratégie low cost. "On ne doit pas penser qu'aux consommateurs, mais aussi aux producteurs" dit aujourd'hui le ministre, qui s'inquiète des emplois menacés, chez les opérateurs historiques. L'effet sur l'emploi de l'arrivée fracassante de Free, c'est bien là que le débat est plus vif. Une étude a évoqué la destruction possible de 55 mille postes, en 2 ans. Une autre, plus récente, démontre, exactement le contraire. "Avec plus d'un 1 milliard 700 millions d'euros de pouvoir d'achat libéré, par an, grâce à Free, c'est l'ensemble de l'économie qui en profite", affirment les auteurs de l'étude. Selon le modèle économétrique retenu, entre 16 et 30 mille emplois, tous secteurs confondus, seraient ainsi crées. Et encore c'est le bas de la fourchette. On est prié de choisir son camp, l'INSEE, sur ce point, ne dit rien.

Pomme. Dans des documents officiels d'Apple, remis hier à la bourse, on découvre que Tim Cook, le PDG, n'a touché cette année qu'un peu plus de 4 millions de dollars (4,17 millions, pour être précis). La chute n'en est pas moins vertigineuse. Tim Cook, l'année dernière, avait en effet, touché la somme record de 376 millions de dollars. En plus de son salaire fixe, en pluss de son bonus, il a avait obtenu un énorme paquet d'actions Apple. Cette année, il n'en touchera pas.L'action Apple a perdu 27%, cela dit, à la bourse, depuis octobre dernier.Pommés. 19ème mois de hausse du chômage en France: les jeunes, les seniors sont particulièrement touchés. 1 million 800 personnes sont pris au piège du chômage de longure durée.

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