On adore parler de lui parce qu'il a le sens de la formule. Warren Buffett est pourtant un financier "pur sucre", qui n'a jamais rien fait d'autres que brasser de l'argent, chercher les meilleures opportunités, investir et encaisser les dividendes. Mais ses dictions et autres aphorismes font le tour du monde, et, c'est comme ça, le rendent sympathique. Warren Buffet avait lancé cette formule, après la chute de Lehman Brothers: "c'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent sans maillot". Pour lui, la crise de 2008 a montré les dangers d'investir avec de l'argent qui n'est pas à soi, de l'argent emprunté: c'est une véritable "addiction", dit-il. Alors, pour lui qui est chaque année dans le "Top 3" des personnalités les plus riches du monde, c'est évidemment facile à dire. Cela dit, sa réussite lui a donné une stature unique. Et à 80 ans, il est considéré comme l'investisseur le plus avisé des Etats-Unis. On parle "d'oracle". Et, précisément, "l'oracle" vient de s'exprimer. C'était ce week-end, l'envoi de sa traditionnelle lettre aux actionnaires de son groupe. Il y confirme la bonne santé de sa petite entreprise: en 2010, un bénéfice en hausse de 61%. 13 milliards de dollars, au total. On y lit, également, son optimisme mesuré, pour 2011: "le climat général des affaires sera meilleur qu'en 2010" écrit-il, mais "plus faible qu'en 2005 ou 2006": Wall Street, qui cherche des raisons d'espérer alors que le pétrole cher menace la croissance économique, devrait se rassurer. Enfin, Warren Buffet prévient: il est, à nouveau, à l'affût, de nouvelles opportunités. Et il lâche sa nouvelle petite formule: "le fusil à éléphant est recharché", écrit-il... "et la gâchette me démange". Dans la finance, c'est un "parler vrai" qui détonne. Autrement dit, le voilà prêt à se lancer dans une nouvelle opération d'envergure. L'année dernière, à la surprise générale au moment où tout le monde ne parle que de nouvelles technologies, c'est pour s'acheter une compagnie ferroviaire qu'il avait lâché 26 milliards de dollars. Cette année, on verra bien: il n'en dit pas plus. En tout cas, tout le monde le prend au sérieux, parce Warren Buffet à une réserve, à sa disposition, de 38 milliards de dollar. Comme autant de cartouches à tirer! Oscar de la plus belle crise. Les Oscars, cette nuit, viennet de célèbrer un documentaire sur la crise: "Inside Job", de Charles Fergusson et Audrey Marrs. C'est un film documentaire qui décortique les mécanismes qui ont conduit à la crise financière de 2008. Il montre, notamment, à quel point, aux Etats-Unis, les politiques, les autorités de régulation et même le monde universitaire ont été "intoxiqués", corrompus par les lobbies financiers de Wall Street. "Inside job": le DVD sort, en France, le 23 mars. Quick, moins vite. Quick reconnaît une baisse sensible de son chiffre d'affaires depuis la mort d'un client dans l'un de ses restaurants, à Avignon, le 22 janvier dernier. Une enquête est ouverte et cite des "manquements graves aux règles d'hygiène". La fréquentation du restaurant incriminé est en baisse de 30%. Mais la perte de clients est générale, semble-t-il. "Il faudra beaucoup de temps et d'efforts avant de regagner leur confiance" reconnaît le patron de Quick.

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