Je vous avez prévenu lundi, cette semaine allait être marquée par Apple et son nouveau joujou: la fameuse "tablette", un ordinateur à mi-chemin entre le téléphone multifonctions et l'ordinateur portable. Comme prévu, elle a été présentée, hier soir, à San Fransisco. Elle s'appelle "iPad" (et non "iSlate" comme la rumeur l'affirmait). Je vous passe les caractéristiques techniques de l'appareil (sinon, on va encore me dire que je fais de la pub). Disons, simplement -pour vous faire une idée-, qu'il ressemble à un gros iphone. On ne pourra, donc, pas mettre dans sa poche! Mais tout le défi, tout le pari est là! Cette "tablette" ne vise pas à se subsituer à un autre produit (en tout cas, pas au téléphone portable). Cette tablette tente d'ouvrir de nouvelles perspectives pour l'industrie informatique. Et pour celle des télécoms, puisqu'elle pourra aussi se connecter aux réseaux de téléphonie mobile. La "fusion" des appareils, des secteurs, des mode de consommation s'intensifie avec ce nouvel appareil. Le rouleau compresseur Apple passe. Il redessine dernière lui les modèles économiques. Et il écrase ses concurrents. Ou plutôt, des entreprises qui étaient présentes sur d'autres marchés tout proche, mais qui, de fait, deviennent des concurrentes! Avec l'iPad, qui sera connecté à une librairie virtuelle, c'est Amazon qui peut se faire du souci, ce matin: son livre électronique, le Kindle, apparaît, depuis hier soir, comme un objet préhistorique alors qu'il n'est commercialisé que depuis quelques mois! "Pousse-toi de là que je m'y mette", c'est décidement la tactique préférée d'Apple. Sur son site internet, la Tribune raconte que même dans le choix du nom de ses produits, Apple ne prend pas de gant. "iPad"... c'est une marque qui est déjà déposée. Par le groupe franco-italien St Microelectronics. Peu importe, Apple l'a quand même retenu pour sa tablette. Et paiera les indemnités s'il le faut, voilà tout. Il avait le même coup avec l'iphone, nom déposé par un autre. Apple a, décidément, l'arrogance des génies. Sûr de son talent. Persuadé, aussi, que c'est bien à une nouvelle révolution numérique qu'il nous convie. Le gouvernement est à la recherche de 50 milliards d'euros d'économies! Rien que ça! 50 milliards d'euros, d'ici à 2013, pour revenir dans les "clous européens", c'est-à-dire sous la limite des 3% du PIB. Nicolas Sarkozy convoque, ce matin, une "Conférence sur le déficit", à l'Elysée. Elle vise à imposer un strict contrôle des dépenses de la Sécurité sociale et des collectivités locales, départements et régions. La question d'instaurer (ou pas) une "régle d'or budgétaire" (autrement dit, l'interdiction constitutionelle de creuser les déficits) sera, aussi, évoquée. Mais la Gauche a décidé de boycotter le rendez-vous. Elle dénonce une "manoeuvre politique" à 2 mois des Régionales et un "plan de rigueur" qui ne dit pas son nom. Barack Obama aussi. Il a, lui aussi, cette nuit, promis de s'attaquer aux déficits américains. Au cours de son "discours sur l'état de l'Union", il s'est surtout engagé à tout faire pour résorber le chômage. Sarkozy et Bretton Woods. A Davos, Nicolas Sarkozy appelle à une réforme du système monétaire international. "L'instabilité des changes, la sous-évaluation de certaines monnaies empêchent une concurrence loyale" a dit le Chef de l'Etat. Résultat: ce sont l'emploi et le pouvoir d'achat qui en patissent.

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