Alexandre Colonna d'Ornano, c'est lui (ou presque) qui a eu l'idée de faire appel à Starck, pour redessiner ses bouteilles. Il est le patron de la "St Georges", l'eau qu'on trouve partout ici.

C'est l'une des 3 eaux minérales, produites ici dans l'île. C'est son père et son oncle qui ont eu l'idée de ré-exploiter cette source, située au sud d'Ajaccio. Elle est vite devenue une référence pour les Corses. Sa bouteille est alors banale. "Elle ressemblait à toutes autres" raconte un commercial de l'entreprise. Alexandre Colonna d'Ornano (on est alors à la fin des années 90) cherche à la moderniser, et c'est un copain à lui, qui lui lance, comme un défi "t'as qu'à demander à Philippe Strack".

Le patron de St Georges tente le coup, et le designer... accepte. "Il n'a pas facturé au prix qu'il aurait dû, je l'en remercie encore" dit aujourd’hui Alexandre Colonna d'Ornano. Son eau commence, alors, une nouvelle vie. Elle reste l'eau qu'on trouve sur la table des Corses, elle est aussi "l'eau des vacances" pour nombre de touristes (toujours étonnés de ne pas trouver de l'Evian ou de la Vittel, dans les cafés-restaurant de l'île)... mais St George devient aussi, l'eau des "bobos" et des branchés sur le continent. On la trouve chez Colette à Paris. A la Grande Épicerie du Bon marché. Dans les restaurants haut de gamme. C'est une stratégie à la fois voulue (stratégie de "niche", pour exister aux côtés des marques nationales), mais c'est aussi le résultat d'une contrainte: il faut transporter les bouteilles, depuis la Corse, ça coûte cher. Les réseaux de distribution, aussi, prennent leur dû. Mais, au final, c'est un nouveau marché qui s'ouvre.

Ce qui est étonnant, c'est que ce parcours n'est pas unique, en Corse: 2 autres eaux minérales se sont imposées, un peu de la même façon. Les eaux d'Orezza d'abord, source d'eau gazeuse. Elle existe "depuis 1856". Les Romains l'adoraient, les curistes ensuite. Elle été reconnue d'intérêt public -c'est marqué sur les bouteilles-, par un décret... impérial. On loue ses propriétés digestives. Et puis, il y a une 3ème eau corse, la Zilia. Elle vient de Balagne. Son exploitation a repris à la fin des années 90. C'est la grande concurrente de la St Georges: une guerre commerciale sans merci, dit-on. Qui se double, dans les supermarchés, d'une bataille avec les grands marques, les eaux "premier prix". Le patron de la St Georges le reconnaît, mais préfère saluer cette grande réussite corse: ce sont plus de 60 emplois directs, qui ont été créé, par ces 3 marques, là où il n'y avait rien, il y a 20 ans. Et puis, ces eaux sont une bonne façon de vendre la Corse... "d'exporter la Corse", comme il dit, sur le continent.Fume ! La grande inquiétude des fumeurs.des fumeurs de saumon! Leur syndicat... le Syndicat national des Industries du Saumon et de la Truite fumés... s'alarme: les prix du saumon s'envolent. +70% en un peu plus d'un an. La demande mondiale ne cesse d'augmenter, mais la production en Norvège, en Écosse ou en Irlande, ne suit pas. Les "fumeurs français de saumons" réclament, du coup, de pouvoir répercuter immédiatement cette hausse, sur les prix aux consommateurs, faute de quoi, disent-ils, le saumon fumé va manquer dès maintenant. Et à Noël prochain.Bouge ! L’Europe débloque 8 milliards d'euros pour l'emploi des jeunes. Ce programme était prévu, mais les dirigeants européens, cette nuit à Bruxelles, ont décidé de l'accélérer, et de le renforcer. 300 mille jeunes, en France, devraient en bénéficier: formation, emploi ou stage.

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