On trouve la proposition dans le chapitre intitulé: "l'heure est venue de réformes en profondeur". C'est la tribune.fr qui l'a, très justement, relevée, tirée des dernières "perspectives économiques" de l'OCDE, publiées, la semaine dernière. Un rapport de près de 300 pages, dont quelques unes consacrées à la France. L'organisation y dresse cet état des lieux: la croissance économique française est molle. Et va le rester. Et le chômage va, donc, continuer de croître, avec un "pic" à 10,5% début 2013. Pour les finances publiques françaises, l'OCDE souflle le froid et le chaud: si, pour 2012, l'objectif de ramener le déficit à 4,5% est atteignable, le "vrai défi" est pour 2013. D'où cette série de propositions avancées par l'organisation, classée plutôt dans le camp libéral. Il y a celles, maintes fois entendues (réduire les dépenses, réformer le marché du travail...) et puis il y a celle-ci, qu'on est surpris de lire dans un tel rapport: et si la France taxait plus les propriétaires? Les propriétaires d'un bien immobilier. L'idée de l'OCDE est simple. Je vous résume ainsi. La France n'est pas assez compétitive. Elle ne créé pas assez d'emplois. Pour mettre fin à ça, elle doit alléger son coût du travail. Pour alléger son coût du travail, elle doit baisser les charges sociales qui pèsent sur l'emploi. C'est l'idée de la "TVA sociale" (héritage sarkozyste, que les Socialistes ont promis d'abroger), mais dans la version OCDE, pour compenser le manque à gagner, plutôt que d'augmenter la TVA, il faut (1) créer une fiscalité écologique et (2) alourdir les taxes sur la propriété immobilière et sur les successions. J'ai conscience que je suis en train de gâcher le lundi de Pentecôte de tous les propriétaires de France, mais, chiffres à l'appui, on constate que la France n'est pas le pays au monde qui taxe le plus les propriétaires d'un bien, et d'abord les propriétaires de résidences principales. Surprise: les Britanniques et les Américains taxent plus que nous. Principalement via des impôts locaux. Pour la France, selon l'OCDE, la marge pour taxer les propriétaires serait encore importante. C'est alléchant (surtout pour ceux qui ne seraient pas concernés, les locataires). Cela dit, quand on se souvient des boucliers qui se sont levés, il y a 1 an, quand le gouvernement précédent a décidé d'alourdir l'imposition sur les résidences secondaires, on se dit que le nouveau n'est sans doute pas prêt à reprendre l'idée.

Parachute. Le Medef fustige la "prime de départ" de l'ancien patron d'Air France. Laurence Parisot la trouve "non conforme" à l'esprit du code éthique du Medef: "quand une entreprise est en difficulté, le dirigeant qui la quitte ne doit pas recevoir de parachute doré", quelque soit sa forme. Pierre-Henri Gourgeon, débarqué en octobre dernier de la tête d'Air France KLM, s'est vu accordé une prime de non-concurrence de 400 mille euros, dénoncé par un syndicat, l'UNSA. La direction, elle, affirme avoir agit "dans l'intérêt de l'entreprise". Cette "prime" doit être encore validée, jeudi, en Assemblée générale des actionnaires.Filet de sauvetage. En Espagne, et en Europe, toujours l'inquiètude sur l'état financier des banques espagnoles. Hier, le patron de Bankia, sauvée, vendredi, par Madrid (avec plus de 20 milliards d'euros d'aide débloqués, "une somme record") a promis que l'Etat espagnol récupérera, un jour, tout cet argent injecté. De l'argent que l'Espagne, déjà mal en point, va emprunter sur les marchés financiers.

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