Vous avez, peut-être, vu cette vidéo, ce week-end sur internet: Nicolas Sarkozy qui sèche devant une question que lui pose un journaliste italien. Le Chef de l'Etat se montre incapable de répondre. Il semble même totalement ignorer de quoi on lui parle. Ca s'est passé à Bruxelles, vendredi. Lors de la conférence de presse organisée à l'issue du Conseil européen. On vient de parler du Japon, du nucléaire, de la Libye, de la crise de la zone euro (autant de dossiers -lourds-importants- qui ont bien occupé le temps et l'esprit du Président français, ces derniers jours), quand, donc, un journaliste italien prend la parole et lui demande ce qu'il pense de l'affaire Lactalis/Parmalat, et des mesures que vient de prendre le gouvernement de Silvio Berlusconi. Nicolas Sarkozy sourit, grimace. La salle commence à rigoler. Immédiatement, le Président français avoue: "j'aimerais bien avoir une conviction"... mais vous venez de me poser une colle. Je m'attendais à tout, sauf à ça. Je n'ai pas travaillé cette question..." Il sourit encore et poursuit sur le registre de l'humour pour se sortir de cette mauvaise passe: "appelez ma femme... vous parlerez en italien!". Eclat de rire général. Puis, le Président français rassemble les feuilles posées devant lui: "il est temps que j'abrège cette conférence de presse... ça devient très dangereux!". C'est étonnant ce "tour de mémoire" du Chef de l'Etat, ou (peut-être) pire cette méconnaissance du dossier Lactalis/Parmalat. Rien de fondamental évidemment... ça peut arriver, surtout quand on a plusieurs crises internationales "sur le feu"... mais quand même: l'affaire fait un peu de bruit, dans les milieux économiques. Et jusqu'au niveau européen. Et dans cette affaire, les intérêts français sont en jeu. Pour faire court: le groupe Lactalis vient d'annoncer qu'il détient 29% du capital de Parmalat, le premier groupe agroalimentaire du pays, le "Danone italien". De l'autre côté des Alpes, cette fracassante entrée inquiète beaucoup. D'autant qu'elle arrive après d'autres incursions françaises en Italie (par exemple, le rachat du joallier Bulgari, par LVMH). Le gouvernement italien vient donc de prendre des mesures pour contrer ses initiatives, empêcher cette prise de contrôle... au nom du patriotisme économique. Exactement comme la France l'a fait, il a quelques années. C'était, d'ailleurs, pour défendre Danone. Cantonales, suite. Fabien Engelmann, était jusqu'ici le secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la Mairie de Nilvange, en Moselle. On a beaucoup parlé de lui, puisqu'il était aussi candidat FN à ces élections. Il a été éliminé dès le premier tour. Il est convoqué, aujourd'hui, à Montreuil, siège de la CGT, dans le cadre d'une procédure disciplinaire, qui doit conduire à sa probable exclusion. Dans le Nord, la candidate Front National, déléguée régionale Force Ouvrière "suspendue" elle aussi, au non de l'indépendance du syndicat vis-à-vis des partis politiques, a été battue, hier au second tour. Congés maladie. Au Japon, la presse révèle que le patron de Tepco, la compagnie qui exploite la Centrale de Fukushima, a été malade et est resté alité, plusieurs jours en pleine alerte nuclaire. Il est tombé malade 5 jours après le seïsme: les journaux japonais ne donnent pas plus de détails. Il a pris une semaine d'arrêt de travail, confiant les rênes de l'entreprise à son vice-président.

liens

La vidéo

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.