C'est la deuxième fois que le journal présente ses excuses. Mais cette fois-ci, c'est bel et bien contraint. Dimanche, le "Mail on Sunday", édition dominicale du "Daily Mail", en page 2, a publié ces quelques lignes: "le 7 août 2011, nous avons écrit que la Société Générale avait de gros problèmes, à cause de son exposition sur la dette grecque, et que le gouvernement français était prêt à l'aider, nous reconnaissons que c'était faux. Nous avons présenté nos excuses à la banque et accepté de payer des dommages et intérêts". A Paris, le service de presse de la Société Générale n'en fait pas des tonnes. Elle le pourrait, pourtant... sur le mode: "notre honneur est enfin lavé". La porte-parole se contente de confirmer l'accord passé entre avocats. Puis, refuse de dire combien la banque a touché, pour le préjudice. "La somme sera reversée à une association caritative, c'est tout ce que je peux vous dire". L'affaire remonte, donc, au début du mois d'août 2011... remonte à la tempête financière de l'été dernier. Les Etats-Unis viennent de perdre leur triple A. Les marchés sont très nerveux. L'inquiètude est générale. En Europe, les tests de résistance des banques n'ont pas rassuré, et en France, elles sont malmenées à la bourse. Les mauvaises journées s'enchaînent, au rythme des rumeurs... notamment d'une faillite annoncée comme "imminente, de la Socité Générale. Frédéric Oudéa, son patron, doit démentir... et s'en prend au "Mail on Sunday" qui a publié, quelques jours plus tôt un article sans détour: "la Société Générale est au bord du désastre" a écrit le tabloïd anglais, citant des sources françaises et britanniques. Le journal va retirer son article. Présenter ses excuses (les premières), mais le mal est fait. La Société Générale porte plainte. Et l'AMF, l'Autorité des Marchés Financiers, lance une enquête sur toutes ces rumeurs: elle dure toujours. Aujourd'hui en tout cas, quand on questionne les opérateurs de marchés, ou les investisseurs, qui ont vécu ces folles journées d'août 2011, beaucoup ont oublié cet article du "Daily Mail". "Il n'a pas été "décisif" dit l'un, "ce n'est même pas un point sur la carte" dit un autre. "A l'époque, je ne l'ai pas cru" affirme un 3ème qui rappelle que "la chute de la banque avait commencé bien avant". L'acharnement de la Générale sur le tabloïd britannique, conclut-il sévèrement, "c'est tactique: elle cible un "ennemi de l'extérieur", pour mieux faire oublier ses propres erreurs.

Question de blé. La sécheresse fait grimper le prix du blé. Les stocks mondiaux sont jugés plutôt "élevés", mais les cours du blé ont bondi de 5%, depuis une semaine. Le manque d'eau inquiète. Et cette sécheresse s'ajoute aux conséquences de la vague de froid de février qui a causé, en France et en Europe, beaucoup plus de pertes que prévu.Pas si mal . L'INSEE confirme ce matin: la croissance française a été de 1,7% l'année dernière. L'épargne des Français, l'année dernière, a atteint un record depuis 1983.Inquiètude. Les problèmes de Total en Mer du Nord font chuter le CAC 40. Le pétrolier a perdu 6%, hier, et entraîner tout l'indice dans sa chute. La raison, c'est la fuite de gaz qui a obligé Total à fermer et évacuer une plateforme au large de l'Ecosse. Il faudra, peut-être 6 mois pour colmater. Total affirme qu'il n'y a pas de risque pour l'environnement, ce que conteste des écologistes norvégiens.

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