Est-ce qu'il faut encore les présenter ces subprimes? Ils constituent (au tout début d'une longue chaîne de responsabilités) l'origine de la crise financière, économique -et aujourd'hui sociale!- que nous vivont. Les subprimes, ce sont des prêts immobiliers, accordés aux Etats-Unis, à des ménages qui présentent un profil financier "risqué", c'est-à-dire qui ont bien moins de chance que d'autres de rembourser. Et pour cause: ces ménages, ils portent, dans les banques américaines, le surnom de "ninjas"... contraction de "no income, no job, no asset". Pas de revenu, pas d'emploi, pas de patrimoine! Eh bien, à ces gens-là, on explique qu'ils peuvent quand même devenir propriétaire de leur logement... mais à des conditions particulièrement peu avantageuses. Le système fonctionne quand le marché progresse (quand tout va bien). Mais quand il se retourne et que les prix baissent, c'est la catastrophe! Qui devient mondiale, parce que ces prêts ont été transformés en produits financiers qu'on a vendu et revendu dans le monde entier, sans dire vraiment ce qu'il y avait dedans. C'est ce qu'on appelle la titrisation. Et c'est ce mécanisme qui a provoqué la crise de l'année dernière. Voilà le rappel des faits... l'info, elle, c'est que la Réserve Fédérale Américaine vient de révéler que le marché des subprimes est reparti très fort, aux Etats-Unis. Il est même revenu à son pic d'avant la crise et représente, à nouveau aujourd'hui, 20% du marché immobilier américain alors qu'il était retombé à zéro, l'année dernière. Est-ce qu'il faut s'en inquiéter? Les autorités américaines se veulent rassurantes en tout cas. Les "subprimes de 2009 n'ont rien à voir avec les subprimes de 2006"'. Les règles d'attribution ont été resserrées: le profil des "ninjas 2009" serait moins risqué, autrement dit. Les prêts seraient, moins qu'hier, à taux variables, donc moins dangereux. Mais avec la forte hausse du chômage aux Etats-Unis, on peut rester inquiets: une "rechute" du marché immobilier n'est pas à exclure. Mais là aussi, on nous rassure: la "titrisation" n'a pas repris, elle... le risque de propagation au monde entier serait, donc, lui aussi limité. On aimerait en être tout à fait certain! 2008 n'a pas été une année si mauvaise pour les cadres. C'est ce qui ressort d'une enquête, publiée ce matin par l'APEC. 12 000 salariés interrogés. En 2008, plus de la moitié des cadres ont bénéficié d'une augmentation de salaire. C'est plus flagrant encore dans les grandes entreprises et pour les jeunes cadres (de moins de 30 ans). Le salaire à l'embauche des cadres s'est lui aussi un peu élevé, ces derniers mois. Rassurés? Henri Proglio, futur patron d'EDF, auditionné, hier soir, à l'Assemblée Nationale. Il a affirmé aux députés que son maintien parallèle à la tête de Véolia, ne sera que transitoire. Il a aussi promis qu'aucune fusion des 2 entreprises n'était à l'ordre du jour. A l'Assemblée toujours, début, hier, de l'examen du Budget 2010 de la Sécurité Sociale. Le gouvernement répète qu'il n'y aura ni hausse des prélèvements, ni baisse des prestations malgré un déficit annoncé à 30 milliards d'euros.. Il souhaite repousser, du coup, la plupart des amendements cherchant de nouvelles économies. L'un propose de passer le délai de carence des arrêts maladie de 3 à 4 jours... le jour supplémentaire restant à la charge du salarié.

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