Par Bruce de Galzain.

Il était au cœur des négociations du sommet de Bruxelles. Il aurait tout pu faire capoter. Le lobby bancaire mondial a joué sur une corde raide, c'est d'abord lui qu'il a fallu convaincre d'abandonner la moitié de ses créances grecques 100 milliards d'euros, convaincre aussi de se recapitaliser. Ce lobby ne cesse d'être critiqué par le pouvoir politique. Nicolas Sarkozy hier soir a insisté sur le rôle du gouverneur de la Banque de France et du gouvernement qui pourront contrôler les versements de bonus et de dividendes et même sanctionner les banques. Comment ? On ne sait pas... Mais les banques devraient être davantage surveillées car à Bruxelles, ce sont bien elles qui étaient à la manœuvre. On entend d'ailleurs souvent que l'homme le plus puissant de France est Michel Pébereau, le dirigeant de BNP Paribas. Avant le début du sommet, la directrice générale du FMI nous confiait être sur des charbons brûlants ! Depuis plusieurs mois maintenant, Christine Lagarde insiste sur les besoins de recapitalisation des banques mais pas n'importe comment, il faut éviter que les contribuables paient, éviter aussi que le financement de l'économie se resserre. Christine Lagarde a donc plaidé pour une véritable augmentation de capital et pas de simples jeux d'écritures. Ca c'était avant le début du sommet. Entre deux négociations, c'est Nicolas Sarkozy qui reçoit quelques journalistes pour afficher sa confiance globale mais ce sera long : "On se retrouve vers 4 heures du matin, à l'heure du biberon ! " lance le président. Car ça coince avec les banques... Nicolas Sarkozy prévoit déjà de les convoquer dans la nuit. Et ce sera fait car le lobby bloque et communique : "il n'y aucun accord sur quoi que ce soit" annonce le représentant des banques. Le couple franco-allemande met sa menace à exécution et en présence de Christine Lagarde, les acteurs de la folle nuit de Bruxelles entrent dans le vif du sujet. Angela Merkel va même menacer les banques de laisser tomber la Grèce, ce serait la faillite et les banques auraient beaucoup à perdre. Finalement elles signeront l'accord, prendront leurs pertes mais obtiendront 30 milliards d'euros de garanties des Etats européens...

Ralentissement de la croissance. C'est la 3éme prévision de croissance pour 2012, aprés 2,25 % puis 1,75 nous voici tout juste à 1%. Il faudra donc trouver de l'argent pour combler ce manque à gagner et le Chef de l'Etat estime les besoins à 6 voire 8 milliards d'euros. Nicolas Sarkozy table sur des mesures ciblées qui seront annoncées dans 10 jours aprés le G20 de Cannes. Parmi les pistes, le chef de l'Etat envisage un nouveau taux intermédiare de TVA réduite aujourd'hui à 5,5% il pourrait passer à 7% comme en Allemagne. Les grandes entreprises seront elles aussi taxées davantage. Enfin Nicolas Sarkozy annonce de nouvelles économies dans les dépenses publiques.

Grève. Air France assure que 80% de ses vols seront assuré alors qu'une grève débute ce soir jour de grand départ. Attention aux retards et annulations de dernière minute.

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