Valérie Pécresse dépose sa proposition de Loi, aujourd'hui, à l'Assemblée nationale. L'ancienne ministre du budget de Nicolas Sarkozy le précise d'entrée alors qu'on s'apprête à la traiter d'opportuniste: l'idée ne lui ai pas venu, ce week-end, après le nouveau cafouillage gouvernemental sur la fiscalité de l'épargne ("de la bougeote fiscale anxiogène" a-t-elle répété, hier à tous les micros qui se sont tendus vers elle). "Non, cette idée d'une règle d'or ficale était dans mon bouquin... sorti en septembre dernier" précise-t-elle. On est allé vérifier, et c'est vrai. On trouve cette proposition dans le chapitre 6 du livre "Voulez-vous vraiment sortir de la crise?" (c'est aux éditions Albin Michel). Dans ce chapitre, consacré à "l'overdose fiscale", la députée UMP détaille bel et bien son idée, qui prendra, donc, aujourd'hui la forme d'une proposition de Loi. Au téléphone hier soir, et pour faire "très France Inter" dit-elle (c'est un compliment fait à l'intelligence de nos auditeurs, elle cite les travaux de 2 Prix Nobel d'économie Edward Prescott et Finn Kydland sur "l'incohérence temporelle" des politiques publiques. Les 2 économistes ont montré qu'il est plus efficace d'imposer des règles fixes aux hommes et aux femmes politiques. Elles les privent, certes, de marge de manoeuvre, mais elles assurent "cohérence" et " efficacité" de l'action publique. Valérie Pécrésse, qui quand elle était ministre, avait défendu la "règle d'or" budgétaire propose donc détendre ce principe à la fiscalité. La députée UMP propose un double système. Première règle: "si on modifie un impôt, on n'a plus le droit d'y toucher pendant les 5 années qui suivent. "Ca ne concernerait que les hausses, évidemment" précise l'ancienne ministre. Avantage: on évite les va-et-vient incessants, et donc on donne de la lisibilité aux agents économiques, entreprises comme ménages. Deuxième règle fiscale, proposée par Valérie Pécresse: interdire totalement la rétroactivité des mesures fiscales. C'était l'une des critiques faite au projet du gouvernement jusqu'à ce week-end. Dans son Livre, Valérie Pécresse raconte que c'est à l'automne 2011 -elle est alors ministre- qu'elle a proposé, pour la première fois, cette "règle d'or fiscale". C'était lors d'une réunion à l'Elysée. Nicolas Sakozy et François Fillon avaient alors, écrit-elle, accueilli sa proposition "dans un silence dubitatif". "Je sens que ma proposition leur paraît farfelue. Je fais un flop". Aujourd'hui, Valérie Pécresse renouvelle donc, la même proposition, la formalise. Parce qu'elle pense que les esprits (des politiques) sont désormais mûrs. Même si, au final, il s'agit bien de leur lier les mains.

Finie? Lagardère vend ses parts dans Canal+. Et c'est la fin d'un long feuilleton, annoncé, ce matin, par les Echos. Selon le journal, le groupe Lagardère et Vivendi (qui détient déjà 80% de la chaîne cryptée) sont enfin parvenus à un Accord. Vivendi va racheter, à Lagardère les 20% qui lui manque. Ca faisait des mois que les 2 groupes discutaient... et se disputaient même sur les conditions de cette vente. Pour 1 milliard d'euros, selon les Echos, l'affaire est, donc, finalement, conclue.ATTENTION: à 8 heures, dans un communiqué d'une ligne, le groupe Lagardère précise que les discussions se poursuivent avec Vivendi.

Euro-croissance. Pierre Moscovici dévoile les contours de sa future réforme de l'Assurance-vie. Elle était prévue bien avant le recul, ce week-end, sur la taxation de l'épargne. Le ministre de l'Economie confirme la création d'un 3ème type d'assurance-vie: "l'euro-croissance". Pour l'épargnant, le capital sera garanti, le rendement "meilleur", promet Pierre Moscovici.

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