Qui a dit: "une hausse généralisée des prélèvements obligatoires serait préjudiciable à notre économie. Il faut donc exclure toute augmentation générale de la CSG. Ce serait une solution de facilité"?

Celui qui a dit cela, de manière très solennelle, c'est François Fillon. La déclaration date du 14 juin dernier. Le Premier ministre évoquait (c'était à Marseille) les pistes de financement de la réforme de la dépendance, dont on attendait alors les contours. Mais voilà, un horrible été est passé par là. La météo a été très mauvaise. Et sur le plan économique et financier, c'est une vraie tempête qui s'est levée. Résultat, l'heure n'est plu à la réforme de la dépendance (elle est renvoyée à plus tard). Et la CSG, elle, va augmenter. Pour tout le monde. Ce "reniement" gouvernemental est passé un peu inaperçu, la semaine dernière, quand François Fillon a dévoilé son "plan anti-déficit". La taxe sur les "super-riches" a pris beaucoup de place dans les commentaires. Et surtout, le Premier ministre s'est bien gardé d'expliquer concrêtement ce qui se cachait derrière une mesure présentée ainsi par le gouvernement : "l'abattement pour frais professionnels sera réduit. De 3 à 2%". En fait, derrière cela, il y a bien une augmentation générale d'impôts puisque tous les salariés sont concernés. A partir du 1er janvier 2012, leur salaire (notre salaire net) sera légèrement réduit. Des confrères - vigilents - ont même fait le calcul: il en coûtera 1 euros 36 par mois, pour un salarié payé 1.700 euros. Presque 18 euros par an. La manipulation, c'est celle-ci : le gouvernement n'augmente pas le taux de la CSG, prélévée directement sur la feuille de paie. Cela se verrait comme le nez au milieu de la figure mais il augmente sa base de calcul. Jusqu'ici, on ne calculait cet impôt que sur 97% du salaire brut. Dès le 1er janvier prochain, ce sera sur 98%. Un point, tout petit, très discret, mais qui va rapporter presque 600 millions d'euros à l'Etat. Trois fois plus que la taxe sur les plus riches.

Le ralentissement économique inquiète les banques centrales.

"Mesdames, Messieurs les dirigeants politiques: il est temps d'agir!": c'est le cri d'alarme lancé par les gouverneurs des grandes banques centrales (la Réserve fédérale américaine ou la Banque centrale Européenne), mais aussi par le FMI. Ils étaient, tous, réunis, aux Etats-Unis, ce week-end. Et s'inquiètent donc de voir l'économie mondiale replonger en récession. Au nom du FMI, Christine Lagarde a réclamé une recapitalisation des banques européennes. L'ancienne ministre française s'est aussi inquiètée des réductions trop rapide des déficits (pense-t-elle à la France qu'elle a quitté il n'y a pas si longtemps). Ces réductions, dit-elle en tout cas aujourd'hui "fragilisent la croissance".

La hausse de la TVA sur les billets d'entrée des Parcs d'attraction est une mesure qui mérite "d'être réévaluée. Et peut-être même atténuée". C'est Jean-François Copé qui le dit. Le secrétaire général de l'UMP estime que cette décision (l'une des mesures du plan Fillon "anti-déficit", a été "un peu brutale".

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