C'est votre invité, tout à l'heure Nicolas, à 8h20: Eric Woerth, le ministre des Affaires sociales. Le mari de Florence Woerth. Sa femme, donc... qui a fait parler d'elle, ces derniers jours. Depuis qu'elle a été choisie pour entrer au conseil de surveillance du groupe de luxe Hermès. On va appeler ça, le "syndrôme Bernadette Chirac", qui, elle, vient d'arriver au Conseil de LVMH (on en a déjà parlé ici): quelques critiques fusent, sur le thème de la promotion des "femmes de". Dans le cas de Florence Woerth, personne ne conteste ses qualités professionnelles. Elle a fait HEC, elle a travaillé à la banque Rothschid, et depuis quelques années, elle gère la fortune de Liliane Bettancourt, l'héritière de l'Oréal. De plus, Florence Woerth a créée une écurie de course, qui réunit, entre autres, des femmes de patrons, à Chantilly (dont le maire n'est autre que son mari, Eric: voilà une passion pour le cheval qui ne peut que plaire au sellier-maroquinier qu'est Hermès. "C'est un bon choix" donc, notent les spécialites des questions de gouvernance d'entreprise mais ils regrettent, cela dit, qu'une fois de plus, ce soient les réseaux d'amités, d'intérêts, qui priment dans le choix des femmes qu'on fait entrer dans les Conseils d'administration! Un autre cas actuellement fait sourire: celui d'Amélie Castera, élue au Conseil de surveillance de Lagardère. C'est une ex-joueuse professionelle de tennis (ça plait à Arnaud Lagardère). Elle a fait l'Essec et l'ENA: parfait. Mais, c'est aussi l'épouse du patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa! En fait, en ce moment, cette saison des Assemblée générales d'actionnaires, chargées, notamment, d'élire et de rélire les membres des Conseils, cette saison est marquée par une sorte de course un peu frénétique: trouver les femmes, capables d'entrer dans ces haut-lieux de pouvoirs des entreprises. Au moins, 25 femmes sont proposées, cette année, au sein du CAC40. Elle n'étaient que 6 l'année dernière! La menace d'une Loi, imposant la présence de 40% de femmes au sein des Conseils d'administration produit des effets. Accélère la prise de conscience de ses milieux très masculins. Au Sénat, d'ailleurs aujourd'hui, une nouvelle proposition de Loi va être discutée pour renforcer le processus, et maintenir la pression. Mais, clairement, à ce stade, c'est la précipitation qui domine, dans les entreprises. Qui commencent, donc, d'abord, à puiser dans leurs réseaux. C'est dommage: en demandant, plus de femmes dans les Conseils, l'idée c'est aussi d'aérer ces cercles, qui vivent trop en vases clos. Et pour le moment, c'est raté. La crise grecque: les marchés ne sont toujours pas rassurés! Nouveaux reculs sur les places boursières, nouveau recul de l'euro, également hier. 3 raisons expliquent ça. D'abord l'intransigeance de l'Allemagne, malgré une "petite ouverture" d'Angela Merkel, en fin de journée. Il y a ensuite la crainte d'une contagion à d'autres pays: à son tour hier, l'Espagne a vu sa note internationale être dégradée, par une agence de notation. Enfin, l'ampleur de l'aide à apporter à la Grèce: on ne parle plus 45 milliards mais désormais, de 100 ou 120 millards d'euros sur 3 ans. Dans cette crise, les banques, à nouveau, sont dans la tourmente: on s'inquiète de leur exposition aux risques... notamment, d'une faillite de la Grèce. En France, la Société Générale, le Crédit Agricole semblent les plus exposées. HP en Palm. Hewlett-Packerd rachète Palm, l'inventeur des agendas électroniques, aujourd'hui bien malmené par la concurrence des iPhones et autres Blackberry. Coût de l'opération: 1,2 milliard de dollars.

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