Dans la tempête, Patrick Kron reste "droit dans ses bottes" affirme-t-on chez Alstom. Quelqu'un qui le connaît bien, confirme: "c'est dans le combat, dans la bataille qu'il est le meilleur". Hier, cela dit, la lecture de son portrait, dans le Monde, l'a un peu ébranlé. "Patrick Kron, de sauveur à fossoyeur?": c'est son titre. "Il y a un point d'interrogation, mais quand même", commente cet ami. Sur le fond, Patrick Kron n'en démord pas: la scission d'Alstom est la seule voie possible, aujourd'hui. Sur la forme aussi, on justifie, chez Alstom le choix d'avoir mis le gouvernement devant le fait accompli: "l'Etat possède moins de 1% du capital d'Alstom, l'entreprise n'est pas classée d'intérêt stratégique. Par courtoisie, on aurait pu prévenir le gouvernement, mais l'Etat, dans ce genre d'affaires, ne réagit pas toujours de manière très raisonnable". Quelques-uns, quand même, estiment qu'il s'agit d'une bien mauvaise manière. On sait que Clara Gaymard, la patronne française de General Electric Europe, a fait savoir, il y a quelques temps, l'intérêt de son groupe pour la branche "énergie" d'Alstom. Au cours du récent voyage officiel de François Hollande, aux Etats-Unis, elle en parlé, notamment, à Arnaud Montebourg, puis au Présdient de la République directement. "Mais, il y a une différence entre dire "ça m'intéresse, on réfléchit", et annoncer "c'est fait, on signe dans 3 jours" commente un patron, bon connaisseur du monde du transport. Lui, s'étonne, surtout, des arguments utilisés pour justifier la transaction qui s'annonce, que ce soit avec General Electric ou Siemens: "comment peut-on dire que les TGV, qu'on pourrait garder au terme du deal, sont, plus stratégiques que les technologies liées à l'énergie et au nucléaire, destinées à être vendues? Surtout comment peut-on dire qu'Alstom Transport, seul, et introduit en bourse, peut être viable, financièrement et économiquement?". Chez Alstom, on affirme que c'est possible, surtout avec l'argent que va rapporter la vente de la branche énergie. "Les TGV, c'est un marché mondial certes, mais c'est un tout petit marché, un chiffre d'affaires de 6 milliards seulement (pour Alstom). L'opération, à entendre cet expert, ne pourra être viable que si General Electric lui cède ses activités "transports", ce qui n'est pas du tout prévu, à ce stade. Quant à l'offre concurrente, celle de Siemens, elle ne pourra se limiter aux seuls trains à grande vitesse: "il faudra que les Allemands mettent dans la corbeille, leur métro et leurs tramway. Le développement des transports urbains, des transports de proximité étant, à ce jour, le seul et vrai moteur de croissance du secteur, dans le monde". Ce que n'est plus le TGV. Contrairement à ce qu'on a tendance à penser en France.

Dans le rouge. Les résultats trimestriels d'Orange viennent d'être publiés: ils sont en baisse: chifrre d'affaire en recul de 4,6%, au premier trimestre.

Dans le sac. Les résultats d'Hermés, en revanche, s'envolent: ventes en forte pour la maison de luxe: +10% en 3 mois, grâce, dit-elle, à une "performance exceptionnelle" au Japon.

Dans le pétrin. RSA, retraites, plan pauvreté: les "contre-mesures" Valls au "plan d'éconnomies" Valls auront un coût de 500 millions d'euros. Sur 50 milliards. Les retraités aux pensions inférieures à mille 200, tous régimes confondus, échapperont, finalement, au gel. Techniquement ça va être compliqué: les différentes caisses de retraites vont devoir trouver le moyen centraliser et d'additionner les différentes pensions versées à chacun.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.