Ce n'est pas une chronique sur le niveau de la Seine, exceptionnellement élevé en cette saison, mais sur l'eau du robinet, et surtout sur le prix de l'eau du robinet. Un prix qui ne cesse de monter, lui aussi. Une étude du Commissariat général au développement durable, qui dépend du ministère de l'Ecologie, vient d'être rendue publique, et elle montre que le prix de l'eau, a augmenté de 3,3% par an, ces dernières années, c'est-à-dire beaucoup plus vite que l'inflation. Résultat: alors que notre consommation d'eau à la maison recule sur la période étudiée (un Français consommait, en moyenne, 151 litres d'eau par jour en 2008, contre 165 en 2004)... alors qu'on réduit, donc, notre consommation, notre facture d'eau, elle, augmente, passant à 182 euros, en moyenne par habitant. La faute en revient, en grande partie, à l'assainissement des eaux usées. Son coût a progressé fortement et a, mécaniquement, alourdit le prix de la prestation. En France aujourd'hui, le prix moyen du mètre cube d'eau (pour une consommation "normale") est de 3 euros 39. Mais évidemment, les disparités sont fortes d'une commune à l'autre. D'une région à l'autre. Alors c'est maintenant que tout le monde tend l'oreille: là, où l'eau est la moins chère (toujours selon ce rapport officiel), c'est dans le Jura, dans l'Ain, le Cantal. C'est dans les Alpes-de-Haute-Provence, en Guyane et à la Réunion. En revanche, c'est en Bretagne, en Seine-et-Marne, dans la Manche, en Vendée, en Guadeloupe et en Martinique qu'on paie l'eau du robinet plus de 4 euros, le mètre cube. Là où l'eau est plus chère, c'est aussi là où le réseau de distribution est géré par une entreprise privée. Les tarifs pratiqués dans le privé sont 57 centimes plus chers que ceux des régies publiques, souligne le rapport. Mais, attention, l'écart se réduit. Il se réduit, même, assez nettement: sur la dernière période, les hausses ont été plus fortes dans le public. Dans les Echos ce matin (qui publie cette étude), le patron de Suez Environnement Jean-Louis Chaussade ne rate pas la perche qui lui ai tendue: "cette étude a le mérite de prouver, dit-il, que l'idée selon laquelle les prix croissent plus vite en délégation (privée) est fausse". Cela dit, nombreuses sont les communes, surtout les petites communes, qui tournent le dos aux grosses compagnies. La part des régies publiques est passée, en 4 ans, de 45 à 48%. 2011 sera, comme 2010, une année très volatile! C'est le pronostic du patron de la Société Générale, dans une interview qui doit être diffusée, aujourd'hui, sur la chaîne américaine CNBC mais on en connaît, déjà, la teneur. Frédéric Oudéa parle de la crise de l'euro et de la crise des dettes souveraines, en Europe. "Pour 2011, j'ai à l'esprit quelque chose qui ne devrait pas être vraiment très différent de 2010", dit-il. 2010, marquée par les sauvetages de la Grèce et de l'Irlande: ça promet, donc, pour l'année prochaine... Le patron de la Société Générale se prononce, également au cours de cette interview, contre l'organisation de nouveaux tests de résistances des banques européennes. "Je ne crois pas qu'ils soient nécessaires", dit-il. Un nouveau record pour le cuivre. La livre de cuivre est montée, hier, à 4 dollars 33: c'est du jamais vu. Les cours, depuis juillet dernier, ont grimpé de 50%. Dopés, comme beaucoup d'autres, par la demande chinoise.

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