La semaine dernière, Thomas Legrand décernait, dans sa chronique, un "prix spécial" à Benoît Hamon. "Prix d'interprétation façon "The Artist", avez-vous dit Thomas, pour son rôle "muet" au sein du gouvernement. Hier soir, le ministre rentrait de Carcassonne, quand on l'a eu au téléphone. "The Artist", ça me va après tout", a-t-il commenté, "à la fin, il part avec l'Oscar et la belle fille, il y a pire!". Mais on appelait pas, hier, Benoît Hamon pour commenter les éditos de Thomas mais pour parler avec lui, des emplois d'avenir. Il s'agit de ces contrats aidés (financés à 75% par l'Etat), qui doivent permettre à des jeunes, peu ou pas qualifiés, issus des quartiers sensibles, de trouver un emploi: c'est la version "Hollande" des emplois jeunes. Le gouvernement veut en signer 100 mille, cette année mais le dispositif a dû mal à décoller: 4 mille embauches, seulement, ont été enregistrées depuis le 1er novembre dernier, date d'entrée en vigueur du dispositif. Benoît Hamon relativise. Pour lui, ça démarre "normalement, comme les emplois jeunes, en leur temps". "Les embauches vont s'accélérer", promet-il et pour cela, il met en avant le secteur dont il a la charge, l'Economie Sociale et Solidaire. L'ESS, comme on dit. La moitié des emplois d'avenir prévus pourrait, en effet, y être signée. Une étude du Crédoc, commandée par le ministre, et qui sera rendue publique, ce matin, estime que le secteur associatif possède un potentiel de recrutement de plus de 114 mille personnes, par an. Des postes non qualifiés, mais durables. Autre raison d'y croire: on prévoit, dans les associations, les fondations, les mutuelles ou encore les coopératives, 600 mille départs à la retraite d'ici à 2020. De quoi espérer, là encore. Le ministère met en avant l'exemple de Siel Bleu, une assoiation créée il y a 15 ans. Par 2 "emplois-jeunes" (c'est l'exemple parfait). Dîplomés de l'enseignement du sport, ils ont décidé de se concentrer sur les personnes âgées, en donnant des cours de gym aux plus anciens. Aujourd'hui, ils emploient 350 personnes dans toute la France, 100 mille retraités font du sport grâce à eux, à un prix raisonnable. Et tous les emplois aidés, dont ils ont pu bénéficier, ont été pérénisés, c'est-à-dire qu'ils ont trouvé leur financement. Sans subvention. L'Association équilibre ses comptes. Et veut, maintenant, embaucher plus de 200 "emplois d'avenir", dans les mois qui viennent. Pour le coup, Benoît Hamon retrouve de la voix: "les 100 emplois d'avenir, fin 2013, vous verrez: on les aura!".

Salaire. Les syndicats de Renault ont le salaire de Carlos Ghosn dans le collimateur. Il y a une nouvelle séance de négociations, aujourd'hui. La direction de Renault se donne jusqu'à la mi-février pour signer un Accord de compétitivité. Il prévoit, à ce stade, plus de mobilité, l'allongement du temps de travail, un gel des salaires et 7 500 suppressions de postes. Pour "l'exemple", les syndicats de Renault demandent, comme le gouvernement d'ailleurs, que Carlos Ghosn, et son Comité exécutif baissent leurs salaires.Aide. Le Fonds Monétaire International accorde une aide de plus de 18 millions de dollars au Mali. Elle ne s'accompagne d'aucune exigence de réformes. Il s'agit de parer à l'urgence, selon le FMI, qui espère surtout convaincre les donateurs internationaux de reprendre, dans son sillage, leur soutien financier. Le Japon, cette nuit, a promis de débloquer 120 millions de dollars pour la région.

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