C'est un coup de pub évidemment (et la SNCF n'est pas la plus mauvaise pour ça). Mais c'est aussi et surtout un test grandeur nature. Et, peut-être, si cet essai est concluant, le début d'une vraie révolution, pour le train. La SNCF vient d'inventer le forfait illimité. Comme pour le téléphone, comme pour le cinéma, comme pour la musique en ligne. L'idée trotte, depuis longtemps, dans la tête de Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, la voilà qui prend forme. Alors, il s'agit, à ce stade d'une offre restreinte, promotionnelle. La SNCF le dit, d'ailleurs, elle "avance en terre inconnue", dans cette histoire. Mais on comprend que si la demande est au rendez-vous, si l'expérience est concluante, rentable, cette nouvelle façon de "consommer" du train pourrait s'étendre. A ce stade, il faut le dire cette offre "illimitée" reste limitée. Seuls 10 mille abonnements, de ce genre, vont être distribués -premiers arrivés, premiers servis- et ne concerne que les iDTGV, ces TGV spéciaux, qu'on ne réserve que par internet, et qui desservent une cinquantaine de villes, à 3 heures grosso modo de Paris. L'abonnement illimité, sur ces lignes, coûtera 60 euros par mois (59 euros 99 précisément, puisqu'il paraît que le consommateur trouve moins douloureuse la facture avec un centime de moins). Il faudra s'engager sur 1 an, et tout passera, ensuite par une application, chargée sur son smartphone. On pourra réserver une place, jusqu'à 45 minutes avant le départ. A condition qu'il en reste, parce que toutes les places du train -loin de là!- ne seront pas éligibles. Pour la SNCF, ce nouveau système s'ajoute à tous les autres types de billets, et vise bien à améliorer le taux de remplissage de ses iDTGV. Mais, il s'agit, surtout, de reconquérir des parts de marché perdues. Il y a 10 ans, ces iDTGV avaient été crées pour concurrencer les compagnies aériennes low-cost. Aujourd'hui, leur version illimitée cherche à contrer le développement accéléré et ravageur du co-voiturage. BlaBlaCar, et les autres ne cessent de piquer des clients au bon vieux train, devenu trop cher pour beaucoup. Ce sont, donc, les adeptes du co-voiturage que la SNCF cherche à récupérer. Souvent des jeunes. Mais, pas seulement. "60 euros l'abonnement mensuel, c'est le prix d'un Paris-Marseille en co-voiturage" insiste d'ailleurs, lourdement, la SNCF.

Encore un grand patron américain qui prend la porte! Tout le monde n'est pas comme le patron d'Apple, et ses 18 milliards de bénéfices réalisés en 3 mois, record mondial absolu. Pour d'autres, c'est l'inverse: ça va mal. Lundi, c'est le patron de Mattel qui a été débarqué, pour la chute des ventes de Barbie, et hier soir, c'est le big boss de Mac Donald's qui a été prié d'aller vendre des hamburgers, ailleurs. MacDo affiche, depuis plusieurs mois, des résultats mondiaux en baisse (en France, c'est l'inverse). Aux Etats-Unis, les consommateurs se tournent vers d'autres chaînes de restauration rapide.

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