C'est le député socialiste, Pierre-Alain Muet, qui a demandé à prendre la parole pour un rappel au réglement. On est en fin d'après-midi, hier, en séance publique à l'Assemblée nationale. Les députés examine le projet de Loi constitutionnelle relatif à l'équilibre des finances publiques. C'est ce qu'on appelle la "règle d'or budgétaire". Elle est censée permettre (un jour...) le retour des comptes publics à l'équilibre. Le Socialiste Pierre-Alain Muet prend, donc, la parole et signale cette étrangeté, à ce moment précis du débat: il n'y a plus un seul député UMP présent dans l'hémicycle! 9 orateurs étaient inscrits, un seul UMP, au début de la séance, a pris la parole pour soutenir le gouvernement, mais il est parti. Les bancs UMP sont totalement vides. Le rapporteur UMP du Budget, lui-même, sèche la séance.

Au téléphone, un peu plus tard, Gilles Carrez se justifie: "C'était une deuxième lecture du texte. J'avais d'autres obligations...". A Gauche, ils sont à peine plus nombreux (une dizaine...), mais ne se privent pas pour ironiser parce que, pas plus tard que la veille, lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a raillé les Socialistes qui ne veulent pas voter en faveur de cette "règle d'or". "Pour ceux qui auront l'idée de revenir sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. Pour ceux qui reviendront sur la réforme des retraites, ou qui refuseront la règle d'or", a dit le Chef de l'Etat... "ce sera l'explosion de la dette et des déficits". Les députés UMP, brillants par leur absence hier ont révélé, le peu d'intérêt qu'ils portent, eux aussi, à ce dispositif. Et c'est bien seul que François Baroin a écouté la Gauche dénoncer le "culot du président" (c'est une citation) dans ce dossier. Prêt à encadrer, mais après lui, le budget. Quand en 10 ans de Droite au pouvoir, la dette française a doublé. 360 milliards de plus, sous Chirac. 560, ensuite. Même en enlevant 100 milliards directement imputables à la crise, Nicolas Sarkozy signe, pour le PS, l'augmentation de la dette, la plus forte de l'histoire française, depuis 1945.Christine Lagarde au FMI peut dire "merci" aux Chinois.

C'est notamment leur soutien à sa candidature qui a définitivement plié sa désignation, dès hier, à la tête du Fonds. Pour obtenir ce soutien, Christine Lagarde a promis qu'un Chinois, Zhu Min déjà "conseiller spécial" du FMI, prendra l'un des postes de Directeur général adjoint. Hier, au sein du Conseil, il y a bien eu un vote mais un vote "blanc", qui a montré que la Française bénéficiait de plus de 90% des suffrages, selon un responsable du FMI, cité par les Echos ce matin.+ 17 700.

La forte rechute du chômage en France, en mai. Si on prend en compte, tous les chômeurs tenus de faire une recherche active d'emploi (y compris ceux qui ont travaillé à temps partiel), il s'agit de la plus forte augmnentation mensuelle depuis octobre 2009. Au pire moment de la crise.-0,1. L'INSEE révise, très légèrement, à la baisse la croissance française au 1er trimestre. 0,9% au lieu de 1%. C'est une consommation des ménages, plus faible que prévu, qui explique cette correction.

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