Commentaire laconique, hier, du ministère de l'énergie après la sanction du Conseil d'Etat sur le prix du gaz. La haute juridiction administrative vient de suspendre le gel du prix du gaz, décidé par le gouvernement. Et lui donne un mois pour revoir sa copie. Commentaire laconique donc, du cabinet d'Eric Besson: "nous travaillons à un nouvel arrêté conforme à la décision". Point barre. Si on prend au pied de la lettre ce communiqué, les usagers du gaz doivent se préparer à une prochaine augmentation des tarifs, le Conseil d'Etat révélant même son ampleur: une hausse proche de 10%. En plein hiver, et à quelques mois de la Présidentielle. Soit exactement ce que le gouvernement avait tenté d'éviter en décrêtant ce gel des tarifs. En fait, dans cettte histoire, le gouvernement a parié. Et il a perdu. Personne, à Bercy, à Matignon ou à l'Elysée ne l'avouera, ne le dira, sans doute, comme ça, mais tout le monde savait que cette décision de geler les prix du gaz n'était pas "conforme au Droit". Tout simplement parce des règles existent. Une formule de fixation des tarifs existe. Et qu'elle s'impose à tous! Alors certes, elle est en cours de réécriture (pour être plus favorable aux consommateurs), mais, et c'est ce que rappelle le Conseil d'Etat, tant qu'un nouveau mode de calcul n'est pas validé, c'est cette formule-là qui s'impose. Le gouvernement savait, donc, qu'il allait tout droit "à la sanction" mais il a, quand même, contourné les règles et gelé les tarifs pour satisfaire "l'usager-électeur". C'était une sorte de "fuite en avant": GDF Suez pourra bien déposer un recours, devait-on se dire au gouvernement (ce que le groupe ne s'est pas privé de faire), la décision prendra du temps. Sans doute tout l'hiver, peut-être même "un bout du printemps": ça pouvait renvoyer la sanction à l'après-Présidentielle: c'était parfait. Mais, voilà, c'était sans compter les fournisseurs de gaz indépendants (Powéo, Direct Energie...). Contrairement au "géant" GDF Suez, il ont pu déposer, eux, un recours en référé, auprès du Conseil d'Etat. Et ils ont obtenu gain de cause, tout de suite. Une mauvaise nouvelle pour 10 millions d'usagers du gaz.

Non merci. Les Français ne veulent pas acheter de la dette... française! C'est ce qui ressort d'un sondage, publié ce matin, par "La Tribune". A la question "rachèteriez-vous de la dette française?", les 2 tiers des personnes interrogées répondent "non". Pour 34%, c'est même un "non" catégorique. Si Nicolas Sarkozy, jeudi prochain à Toulon, à l'occasion de son discours sur la crise, avait l'intention de rejouer le coup du "grand emprunt", le voilà prévenu. Hier, en Italie, une opération baptisée la "journée des Bons du Trésor", un appel à l'épargne des Italiens, a été un succès. En Belgique également, une opération du même genre, est en cours, et semble bien partie.254. Le chômage en France, au plus haut depuis 12 ans! Le chômage de longue durée inquiète particulièrement. La durée moyenne d'inscription à Pôle Emploi est, désormais, de 254 jours.5,46. Envolée des places boursières, hier. Paris, +5,46%. Les investisseurs croient à un Accord franco-allemand sur la gouvernance économique de la zone euro.

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