L'histoire fait la Une des journaux économiques depuis 2 jours. Et, c'est, ni plus ni moins, qu'une nouvelle version de cette très vieille histoire de "l'arroseur arrosé". Ou "comment des spéculateurs ont été pris à leur propre piège". Depuis plusieurs semaines, des opérateurs ont commencé a spéculer à la baisse sur le titre Volkswagen : c'est l'entrée de Porsche dans le capital qui les laissait penser que l'action Volkswagen allait baisser. Spéculer à la baisse, c'est possible, via ce qu'on appelle la "vente à découvert" : vous empruntez une action à quelqu'un. Vous la vendez. Vous attendez -puisque vous EN êtes si sûr- que l'action baisse. Vous rachetez. Vous empochez la différence en rendant l'action à son propriétaire. Il existe une variante (qui permet toutes les dérives): vous oubliez, tout simplement, d'emprunter l'action à quelqu'un, et vous vendez à terme une action que vous n'avez pas... mais que vous allez acheter, plus tard et moins cher donc parce que vous êtes très mâlin ! C'est ce qui se jouait, depuis plusieurs jours, sur le titre Volkswagen jusqu'à l'annonce surprise par Porsche, ce week-end, qui a révélé avoir racheté la quasi-totalité du capital de Volkswagen. Résulat : les spéculateurs ont compris qu'il ne restait plus beaucoup d'actions à racheter. Ils n'étaient plus couverts - d'où cette véritable ruée sur le titre Volkswagen - dont le cours a été multiplié par 4 en 2 séances, passant en cours de séance à mille euros l'action : un record mondial ! Cette incroyable flambée du titre pourrait coûter au final 10 milliards d'euros aux spéculateurs qui ont misé, et donc perdu. De qui s'agit-il ? De fonds spéculatifs, évidemment, comme leur nom l'indique ; mais aussi, peut-être, de banques qui ont pignon sur rue. Les rumeurs courent : Goldman Sachs, JP Morgan seraient touchées. Mais aussi la Société générale, qui est massacrée à la bourse, depuis 2 jours. Le "yo-yo" à la bourse continue ! Les bourses baissaient depuis quelques jours, en raison des craintes de récession. Ces craintes n'ont pas disparu, mais, hier et ce matin en Asie, c'est la baisse programmée des taux d'intérêt, presque partout dans le monde, qui retourne les marchés. Tokyo vient de clôturer en très forte hausse : +7,74%. Le Dow Jones, à Wall Street hier soir, a bondi de presque 11%. Paris, hier, a fait +1,55%. Ce soir, la Réserve Fédérale américaine devrait, donc, abaisser ses taux d'intérêt. A 1%. En France, la crise s'installe. Les impayés des entreprises s'envolent : +125%, cet été. Le transport, la construction et les promoteurs immobiliers sont les plus touchés. Le retour du traitement social du chômage, annoncé hier par Nicolas Sarkozy doit servir "d'amortisseur" pour limiter la casse social. Les 100 000 emplois aidés supplémentaires devraient coûter 250 millions au budget de l'Etat.

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.