Ca vous a sans doute échappé, mais 2 nouvelles importantes sont venues, cette semaine, secouer le secteur bancaire européen (les cours de bourse en témoignent). 2 événements qui marquent le début de "l'après-crise" pour les banques européennes. Il ne s'agit pas du retour des bénéfices (ça, c'est déjà fait depuis au moins 2 trimestres. On reste d'ailleurs, encore pantois devant le retour, aussi rapide de ces milliards.). Il ne s'agit pas de ça mais du début de la restructuration du secteur: les ventes, les rachats de filiales, les fusions ou les scissions. Lundi, c'est ING, le groupe néérlandais, qui annonçait la vente de sa branche "assurance". Un vrai virage puisque jusqu'ici sa stratégie consistait, précisément, à fusionner ses activités bancaires et ses activités d'assurance. Hier, c'était au tour de la banque britannique Northern Rock. On a beaucoup parlé d'elle pendant la crise financière puisqu'elle a vécu le pire des scénario: une "panique aux guichets", les épargnants, qui avaient perdu confiance, sont venus retirer toutes leurs économies, poussant la banque à la faillite. Elle a été, du coup, nationalisée. Hier, la Commission de Bruxelles a validé le plan de réorganisation de la Northern Rock: il passe, lui aussi, par l'abandon d'une partie de ses activités. D'autres banques devraient suivre: Commerzbank, Dexia , KBC, Royal Bank of Scotland, toutes celles, en fait, qui ont été aidées par leur gouvernement. Bruxelles est à la manouvre dans ces dossiers (respect de la concurrence oblige, dans le marché unique) et semble animée par un seul soucis: tout faire pour diminuer la taille des banques européennes pour qu'on ne soit plus, à l'avenir, obligé de les sauver avec l'argent public si elles venaient à connaître de nouvelles difficultés. C'est le syndrome "too big too fail", "trop grande pour faire faillite". C'est paradoxal mais la crise a plutôt renforcé le phénomène, avec le rachat des banques en difficulté par celles qui en avaient encore les moyens... La concentration du secteur bancaire européen, c'est bien ça le risque aujourd'hui. Avant la crise, 22 grandes banques européennes assuraient déjà 60% de l'activité. Sur les marchés les plus juteux, elles se partagent, autrement dit, une rente qu'elles protègent jalousement. Pour certains, cette absence de concurrence entre les banques, c'est aussi l'une des causes de la crise financière de l'année dernière. Les salaire des grands patrons. C'est une enquête, publiée aujourd'hui dans le mensuel Capital. On y découvre que les salaires des grands patrons ont reculé, l'année dernière, année de crise: -17% par rapport à 2007. Ca donne, cela dit, un revenu moyen (tout compris: salaire -parts fixe et variable-, bonus et stock-options) de 3,800 millions d'euros. Soit 240 fois le Smic. Selon Capital, c'est un record en Europe. Le journal s'est aussi amusé a comparer l'évolution des salaires de ces grands patrons et la performance de leurs entreprises. Dans 1 cas sur 4, l'augmentation n'est pas justifiée. C'est le cas pour Henri de Castries, patron d'Axa: +20% (pour son salaire fixe), alors que le bénéfice de sa société a plongé de 83%! C'est à lire dans Capital. Free... et seul. Sans surprise, Free est candidat à la 4ème licence de téléphonie mobile. Il devrait être le seul: l'appel aux candidatures prend fin aujourd'hui à midi. Noyer II Christian Noyer reconduit, hier, au poste de gouverneur de la banque de France. Pour un 2ème mandat de 6 ans.

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